‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 2 sur 307 · Appieo, Lib · texte numérisé non relu

Appieo, Lib

sains de tous les hommes », déclare Hérodote'. Et Salluste écrit à son tour- : « Race d'hommes au corps sain, agile, résistant à la fatigue; la plupart succombent à la vieillesse, sauf ceux qui périssent par le fer ou par les bêtes, car il est rare que la maladie les emporte. » Il y a là, évidemment, de l'exagération ^ Les étrangers étaient frappés de la vigueur, de l'endurance des gens qu'ils avaient l'occasion de voir*; ils s'étonnaient des cas de longévité qui, les épitaphes de l'époque romaine nous l'apprennent, étaient fréquents dans les temps anciens, comme ils le sont encore aujourd'hui". Ils ne se rendaient pas compte que c'étaient les mieux trempés qui supportaient ainsi une rude existence, et que la mort faisait de très larges ravages parmi les autres. Les soins qu'on donnait aux malades devaient rarement les guérir : la médecine usait sans doute beaucoup plus de procédés magiques que de remèdes, et ceux-ci étaient d'ordinaire absurdes®. Aucune ■autre hygiène que la vie salutaire au grand air'. Presque tous les indigènes sont maigres et secs*. Leur sobriété' n'est pas une vertu volontaire '" : ils doivent se contenter de mets grossiers *^ et il leur arrive souvent de ne pas manger à leur faim'-. Il est à croire que, de très bonne heure, des superstitions

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