‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 212 sur 307 · Gautier, L c, p · texte numérisé non relu

Gautier, L c, p

polygonale, rectangulaire. Tantôt, surtout dans le Sud, les côtés sont formés de plaques très minces, qui, souvent, s'inclinent vers le dehors, de telle sorte que la sépulture s'évase de bas en haut'. Tantôt on a employé des dalles plus épaisses, dressées de champ, ou de petits matériaux, formant des murs à assises. On a ainsi bâti une case solide, ordinairement quadrangulaire : un dolmen sous un tumulus en pierre. Parfois, dalles debout et murs se trouvent côte à côte dans la même case^; parfois, il n'y a de murs que sur deux des côtés, se faisant vis-à-vis ^ Il arrive aussi que les murs, au lieu d'être verticaux, soient à encorbellement, c'est-à-dire que les assises étagées se surplombent légèrement, restreignant vers le haut le réduit funéraire.

Des tumukis offrent un cercle intérieur, murette régulière entourant l'espace occupé par le mort, soit que celui-ci ait été simplement déposé sur le sol, soit qu'on l'ait enfermé dans une caisse*. Nous avons dit^ comment ce cercle peut s'expliquer : barrière rituelle, bordure d'un tumulus primitif, plus tard agrandi; on peut aussi supposer que c'est une sorte d'arête, destinée à accrocher une partie des pierres du cône et à contribuer à la cohésion de la masse.

Remarquons enfin que quelques sépultures sont hybrides : un ■tumulus y couvre un hypogée à puits de type phénicien*', ou bien une chambre dont la voûte est construite en briques liées avec du mortier^, ou encore plusieurs caveauxenpierresdetailleromaine\

Il serait très long d'énumérer les lieux où des bazinas ont ■été signalées, sans parler de celles, infiniment plus nombreuses.

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