Brunon,/?. Constantine,X\l, 1873-4, p
6. Dolmen du Dyr (région de Tébessa) : Debruge, R. Conslantine, XLIV, 1910,. p. 85. Dolmen de Dougga, probablement remployé à l'époque romaine : Carton, Dccouv., p. 360.
7. Dans des tumulus de Lalla Marnia (frontière algéro-marocaine) : Barbin, B. a. Comilé, 1914, p. 278-281. Dans des tumulus d'Oudjda : Voinot, B. Oran, 1910^ p. 526. Dans un tumulus de basse époque du Sud tunisien : Zeil, B. a. Comité,
8. On a, il est vrai, signalé des cas d'incinération dans une grotte à mobilier néolithique de la région do Saida : voir t. I, p. 273. Il conviendrait d'éclaircir la chose. — Sur la côte algérienne, tout près de Bougie, M. Debruge (/?. Constantine^ XXXIX. 1905, p. 100-120) a fouillé un tertre artificiel, qui contenait de nombreux foyers, séparés par des murettes très grossières, en pierres sèches; on les avait recouverts d'une couche de pierres, posées lorsque le feu n'était pas encore éteint. Dans les foyers, avaient été placées de grandes urnes; elles renfermaient des cendres et un ou deux petits vases. En un endroit, il y avait, non plus desfoyers séparés, mais une couche de cendres, semée d"urnes semblables. Dans cette fouille, M. Debruge a recueilli trois dents et une portion de la mâchoire d'un bœuf, ainsi qu'un fragment de corne d'un petit ruminant et quelques ossements, en partie calcinés. Les poteries ont presque toutes un aspect primitif. Mais ellesne sont pas antérieures au premier millénaire avant J.-G., car, entre deux foyers et à un niveau inférieur, une dalle recouvrait deux fragments d'une lame en fer. Je me demande si nous sommes vraiment ici en présence d'un vieux cimetière à incinération, comme le pense M. Debruge. Je serais plutôt disposé à croirequ'il s'agit d'un lieu saint, analogue à divers sanctuaires d'origine punique (voir t. IV. p. 415-6), où des restes d'animaux sacrifiés étaient conservés.
vers le m* siècle'. Une combustion sommaire était une manière rapide d'obtenir le décharnement que bon nombre de Libyens réalisaient par d'autres procédés : c'est peut-être la raison qui la fit adopter". Dans des sépultures qui se trouvent aux confins de l'Algérie et du Maroc, on paraît avoir brûlé le mort au lieu même où l'on dressait ensuite une bazina sur ses restes ^
Dans des tumulus du Sud tunisien '-^ et dans des dolmens d'El Mriès, au JMaroc % les ossements reposent sur une couche de terre à laquelle un mélange d'oxyde de fer a donné une coloration rouge; ils offrent eux-mêmes des traces de cette couleur. Les cadavres avaient dû être arrosés d'ocre liquide, ou bien saupoudrés d'ocre solide; après la disparition des chairs, cette matière aura coloré les os, car il n'y a pas lieu d'admettre une application directe de peinture sur ces os®. Des observations analogues ont été faites dans des caveaux punicolibyques du littoral oriental de la Tunisie, qui datent des uf- II'' siècles \ Ce rite était sans doute fort ancien en Berbérie, puisque des crânes conservant des restes de couleur rouge ont été recueillis dans une station paléolithique ^ et dans deux grottes occupées par des vivants et des morts à l'époque néolithique'.
On pouvait aussi confier aux défunts le soin de se peindre