Voir t. I, p
eux-mêmes la peau, en déposant auprès d'eux une petite provision d'ocre rouge : usage que nous constatons dès l'âge de la pierre ' et que nous rencontrons dans des dolmens et tumulus Lien plus récents -.
Dans beaucoup de sépultures^ les morts ne sont accompagnés d'aucun mobilier. Ailleurs, ce mobilier est presque toujours misérable. i
Ce sont quelques objets de parure, qui se trouvent aussi bien avec des morts repliés ou étendus, sur le corps desquels ils avaient été placés, qu'avec des ossements en désordre : dans ce dernier cas, nous pouvons supposer, soit qu'ils ornaient d'abord des cadavres, dont les os auront ensuite été dispersés, soiit qu'on les avait joints à des os décharnés, introduits dans la tombe. Certains de ces objets attestent la survivance de goûts très primitifs^ : coquilles et cailloux perforés, colliers faits de rondelles d'œufs d'autruche, etc. D'autres, bagues, bracelets, anneaux de jambe, éléments de colliers, pendants d'oreille, boucles de ceinture, épingles, fibules, sont en métaP : très rarement en. argent, plus souvent en fer, plus souvent encore en cuivre ou en bronze. Çà et là, quelques verroteries"', des épingles ou d'autres menus objets en os^ Les armes sont très peu fréquentes'; moins encore, les instruments de travail, fau-
2. Cas assez fréquent dans les dolmens de Gastal. Morceaux d'hématite dansun tumulus de Lalla Marnia : Barbin, B, a. Comité, 1914, p. 279. Petite coupe en pierre, renfermant de l'ocre, dans une sépulture du Hoggar, postérieure à Constantin : C. r. Acad. Inscr., 1923, p. 339.