Ou qu'on affublait d'une perruque
10. Goiffure du dieu d'Héliopolis : Monuments Piol, XII, pi. VIL
11. Voir, p. ex., Mél. de l'École de Rome, VIII, 1888, pi. XII. Gonf. Lucas, L c.,. p. 40, n. 80.
« Bacchus indien » pourraient presque être prises pour des portraits de Juba le Numide '.
Un dicton marocain déclare qu'un menton rasé n'est pas un menton berbère^. Il y a parfois des gens imberbes parmi les Libyens, — d'âge viril, autant qu'il semble, — que représente l'art égyptien\ Mais, en général, ces hommes portent la barbe''. Et aussi Masinissa^, Syphax", les guerriers figurés sur des stèles de la grande Kabylie^, les cavaliers maures qui servirent sous Trajan en Dacie^ Le plus souvent, cette barbe est taillée en pointe. Strabon' dit avec quel soin les Maurusiens l'entretenaient, comme leurs cheveux"* : ce que confirment les basreliefs de la colonne Trajane, où des Maures ont une barbe bien frisée", et les monnaies de Juba 1", où la barbe royale est disposée en spirales parallèles'\
1. Une tête découverte à Clierchel est regardée par les uns comme un Juba 1"% par les autres comme un Bacchus indien : Waille, dans Bull, archéol. du Comilé, 1895, p. 62-67 et pi. V; Héron de Villefosse, Musée africain du Louvre, pi. 111, fig. 2.