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10. Quelquefois de forme anthropoïde comme celles de Djïdjeli mentionnées plus haut (p. 247) : voir Letourneux. Archiv f. An'.hropoL, II, 1867, p. 316, hg. 93; Reboud, G. r. de la Soc. franc, de numismatique, II, 1870, pi. II.
SÉPULTURES TEMOIGNANT U'INFLUENCES ETRANGERES. 2;i'l
datent, en général, de la domination romaine, sont très probablement de tradition phénicienne. Il en est de même, sans doute', de ces caissons semi-cylindriques, de ces cupulae^ comme on les appelait en latin, qui surmontent des milliers de tombes, appartenant à l'époque impériale-. Nous pouvons donc suivre, longtemps après notre ère, les influences puniques, qui, sous les souverains numides, avaient commencé à transformer les coutumes funéraires des indigènes.
Les mausolées paraissent avoir pour origine la pyramide égyptienne, une des formes régulières que prit le tas de pierres recouvrant un mort. En Egypte même, on la dressa sur un dé, puis on exhaussa le dé au point qu'il prit l'aspect d'un véritable édifice, dont la pyramide ne fut plus que le sommets Cette ordonnance fut adoptée en Asie : on ignore si les Phéniciens l'empruntèrent directement à l'Egypte, ou s'ils furent, à cet égard comme à tant d'autres, tributaires de l'art grec, qui éleva des mausolées depuis le iV siècle. Nous ne saurions affirmer que les Carthaginois en aient construit dans leur ville '\ Mais il est certain que l'art punique en fit pour des indigènes, désireux de renoncer aux grossiers tombeaux de leur race, mais non pas de cacher sous le sol leur « demeure éternelle ».
Le célèbre mausolée de Dougga se trouve à 300 mètres environ au Sud de l'emplacement de la ville numide. Ce monument, dont le second étage était resté debout jusque