XVII
6. Un tarif de douane africain (C. /. L., Vlll, 4 508), du début du m" siècle après J.-C, indique, sous le titre Lex coriaria : « corium perfectu(m), pilos(um), pelle(m) •ovella(m), caprin(ain), etc. ».
7. IV, 189. Ailleurs (VII, 71), il dit que les Libyens de l'armée de Xerxès étaient couverts d'un vêtement de cuir (ax£UT|V... (Txurîvr,v).
8. Dans une sépulture du Sahara, laquelle datait, au plus tôt, du iV siècle après J.-C, une femme de race berbère portait un vêtement en cuir rouge, avec des franges et autres ornements : voir C. r. Acad. Inscr., 1925, p. 338. Les vêtements en cuir sont encore usités chez les Touareg.
9. Pour ces manteaux, voir Bâtes, l. c, frontispice; pi. III et X; flg. 10-12.
duit qu'à une époque plus récente. En tout cas, un certain nombre d'indigènes l'avaient adopté au temps des guerres puniques, bien que l'habillement fut resté fort simple, même chez les gen^ de haute condition '. On voit un manteau sur le dos d'un cavalier que représente une monnaie de Syphax- : c'est une sorte de chlamyde, qui flotte au vent. « A l'intérieur des terres, écrit Pomponius Méla^ (qui se sert d'un auteur antérieur à notre ère), les hommes du commun se couvrent de peaux d'animaux sauvages ou domestiques, mais les chefs portent des manteaux » (Mêla emploie ici le terme sagiim, dont nous avons fait saie). Au vf siècle après J.-C, ce vêtement était beaucoup plus répandu*. Quelle que soit la saison, lisons-nous dans Procope ^, les indigènes portent un épais manteau. Et un poète du même temps, Corippus'', parle de la couverture rugueuse {horrida stragula), dont les Maures s'enveloppent.
Ces manteaux devaient avoir pour caractères communs d'être en laine' et de consister en une pièce conservant la forme rectangulaire que lui avait donnée le métier à tisser : étoffe jetée autour du corps et ne comportant pas de manches ^
Mais il y avait évidemment une certaine variété de dispositions et de qualités, selon les pays et selon les rangs sociaux. Une inscription latine, tarif douanier du temps de Septime Sévère, indique divers manteaux africains, entre autres des
d. Voir Polybe, XXXVIII, 7, 4, édit. BiitlQer-Wobst (a/(os XXXIX, 1).