‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 285 sur 307 · Supra, p · texte numérisé non relu

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l'extérieur que le Médracen : les chercheurs de trésors, qui ont employé jusqu'au canon dans leurs entreprises, et les gem-: du voisinage, qui, plus modestes, se sont canlentés de déchausser les blocs, pour s'emparer du plomb des scellements, ont infligé de cruelles mutilations au vieux mausolée royal. Une portion du côté oriental a été restaurée récemment par le- Service des Monuments historiques.

Le cylindre, d'un diamètre de 64 mètres, repose sur un plateau carré. Il s'élève beaucoup plus haut que le cylindre du Médracen. De même, le cône à gradins. Aujourd'hui, la hauteur totale est d'environ 33 mètres : complet, l'édifice devait atteindre une quarantaine de mètres. Là aussi, soixante colonnes engagées, non cannelées, décorent le pourtour. Elles sont pourvues de bases et coiffées de chapiteaux d'ordre ionique, où le canal reliant les deux volutes s'incurve en bas et dont la partie inférieure est ceinte d'un collier de rosaces. Elles portent, pour entablement, un simple bandeau, surmonté d'une corniche. A chacun des quatre points cardinaux, se dresse une fausse porte, panneau en forme de trapèze, dont les moulures saillantes imitent par leur disposition une grande croix, enfermée dans un cadre; de là, le nom de Qeber er Roumiya, « Tombeau de la Chrétienne », qu'a reçu ce mausolée. Au-dessus du panneau, une corniche offre des motifs grecs : rangées d'oves, de perles et de denticules.

En avant de la fausse porte de l'Est, il y avait peut-être une construction analogue à celle dont des restes subsistent au Médracen, analogue aussi aux plates-formes qui^ du même côté, précèdent certaines sépultures plus récentes, — elles datent des iv'^vir siècles, — élevées par des princes indigènes et apparentées à nos deux mausolées'. Mais, ici, on ne distingue que de misérables débris de dallages, qui appartiennent à plusieurs époques-.

1. Mausolée de Blad Guitoun et tombeaux pyramidaux dits Djedar : Gsell, Monum., II, p. 413 et fig. 170; p. 422 et fig. 172, 174.

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