Chapitre III. — Usages funéraires
I. Certains Africains n'ont peut-être eu aucun souci de leurs morts, 170.
— Ensevelissements dans des grottes naturelles, 170-1. — Cellules, dites /laouanet, taillées dans le roc, 171. — Baie d'accès, dispositions intérieures.
171-2. — Répartition des haouanet, 172. — Ce sont des sépultures, 173.
— Elles ne sont pas d'origine phénicienne, 173. — Elles ne sont pas propres aux Berbères, 174. — De quand datent les plus anciennes?, 174-5.
— Niches dans certaines cellules, 175. — Agrandissement des chambres et dispositions pour recevoir des corps étendus, 175-6. — Plusieurs chambres communiquant entre elles, 176. — Décor architectural et pictural, 176. — Haouanet récentes de Madaurc, 176; de Tipasa, 176-7; du Maroc, 177.
II. Morts enterrés sous des campements à l'époque préhistorique, 177. — A-t-on fait plus tard des ensevelissements sous des habitations?, 177. — Sépultures en dehors des lieux habités, 178. — Elles n'ont pas encore été suffisamment étudiées, 178. — Ensevelissements dans des trous et des fosses; ils sont malaisés à reconnaître, 178-9; fosses creusées dans le roc, type de sépulture phénicien, 179. — Tertres érigés au-dessus des morts (?), 180. — Tombes anciennes en pierres sèches, très nombreuses en Berbérie, 180; emplacements qu'elles occupent, 180-1.
III. Euceintes de pierres, dites cromlechs, 181. — Mode de construction, 181-2. — Ces enceintes ne sont pas toutes funéraires, 182. — Fosse contenant le dépôt funèbre, 182; dallage, cercles concentriques, 182-3. — Les cromlechs sont-ils complets dans l'état où on les trouve?, 183. — Il est probable que, très souvent, l'enceinte entourait un tertre, 183-4. — Mais il a dû exister des cromlechs sans tertre, 184.
IV. Tumulus en pierre, 184-5; noms indigènes, 185. — Tous les tumulus ne sont pas des tombeaux, 185. — Forme, dimensions, 185-6. — Mode de construction, 186; la ceinture, 186; les flancs, 186; plate-forme, 186-7. — Pierre dressée, servant de repère, 187. — D'ordinaire, une seule sépulture, au centre, 187. — Morts déposés sur le sol, 187; ou dans une cavité souterraine, 187. — Morts protégés par un coffre ou une caisse, 187-8. — Cercle intérieur, 188. — Tumulus hybrides, 188. — Répartition des tumulus, 188-9. — En général, ils ne forment pas de grands cimetières, 189.
V. Dolmens, véritables monuments mégalithiques, 190. — Mode d'extraction et de pose des pierres, 190. — La case, 190; elle était entièrement close. 191. — Forme, dimensions, 191. — Comment les parois sont construites : dalles dressées ou murs, 191-2. — Côté pouvant s'ouvrir, 192-3. — Parois constituées par des rochers en place, 193. — La table de couverture, 193-4. — Intérieur de la case, 194. — Dolmens enterrés, 194. — Dolmens dépassant le sol, 194. — Enceinte entourant une ou plusieurs cases, 194-5. — Dolmens où l'espace intermédiaire entre l'enceinte et la case est vide, 195; où il est dallé, 196; où il oITre des anneaux concentriques, 196. — Ces dolmens étaient-ils surmontés d'un tertre?, 196. — Dolmens où la case est entièrement recouverte d'un tumulus en pierre, 198-7. —Dolmens surmontant un tumulus, 197. — Dolmens où les parois de la case sont enfouies, mais non la table, 197. — Dolmens à cylindre bas, 197. — Résumé des divers types; avantages et inconvénients de la couverture et de la non-couverture, 197-8. — Couloirs d'accès, 193-9; possibilité de déplacer certaines tables, 199. — Origine du dolmeu et ses rapports avec le tumulus, 199. — Répartition des dolmous africains, 199-200. — Ils forment souvent de grands cimetières, 200; près de villes ou de bourgs, 200; loin de ruines importantes, 201.
VI. Tours funéraires dites chouchet, 201. — Mode de construction, 201. — La choucha parait dériver du dolmen à cylindre bas, 202. — Répartition des chouchet, 202. — Chouchet du Sahara, 202.
VIL Monuments funéraires dérivés des dolmens, 202. — A Chaouach, 203.
— A Maktar, 203. — A Elles, 203-4. — Chambres à encorbellement d'Hammam ez Zouakra, 204; de Magraoua, 204-5. — Double ellipse de Tirekbine, 205.
VIII. Lignes de blocs dressés ou murs dans des cimetières, 205; clôtures, réseaux, 205-6: bordures de voies, 206. — Pierres servant de repères, 206.
IX. Il est souvent difficile de constater avec précision le mode d'ensevelissement, 207. — Tombes ne contenant qu'un mort, 207. — Tombes contenant plusieurs morts, 207-8. — Il s'agit quelquefois d'ensevelissements simultanés, 208. — Mais, en général, les ensevelissements ont été successifs, 208-9. — Attitude repliée, 209; témoignage d'Hérodote, 209-210; preuves pour des temps plus récents, 210. — Dispositions diverses dans le repliement des corps, 210-1. — Celte posture est donnée au mort aussitôt après le décès, 211. — Les morts repliés sont d'ordinaire couchés dans la tombe, parfois assis, 211. — Tête quelque- .fois tournée vers l'Est, 212. — Aucune preuve, pour les morts repliés, de décharnement ou de momification avant le dépôt dans la tombe, 212.
— Os pêle-mêle, très fréquemment de plusieurs individus, débris en désordre de squelettes incomplets, 212. — Tantôt ils représentent d'anciens hôtes de la tombe, dérangés pour faire place à de nouveaux venus, 212-3. — Tantôt les restes ont été ensevelis pêle-mêle, sans doute à l'état d'os décharnés, 213-i. — Il peut s'agir d'ensevelissements successifs ou simultanés, 215. —Morts allongés : rite d'origine étrangère, 215-6. — Rareté de l'incinération, 216-7. — Os teints en rouge, 217-8. — - Mobilier funéraire, 218; objets de parure, 218; monnaies, 219; poteries, 219. — Restes d'aliments, 219-220. — Os de cheval, 220.
X. Opinions des indigènes sur les auteurs de ces monuments, 221. — Légendes antiques, 221-2. — Repères chronologiques fournis par le mobilier, 222. — Sauf de rares haches polies, des objets en pierre taillée ne se sont trouvés que dans quelques tumulus du Sud, 222-3. Objets en métal : cuivre et bronze, 223-4; fer, 224. — Verroteries, 224. —Poteries imitant des produits importés et poteries importées, d'époques punique et romaine, 225-6. — Monnaies puniques, numides, romaines, 226-7. — Ce mobilier peut souvent dater d'ensevelissements postérieurs à la construction des tombes, 227. — Différences de construction qui ne donnent pas de repères chronologiques, 227-8. — Dolmen à inscription libyque, 228. — Dolmens tunisiens probablement antérieurs à la domination romaine, 228-9. — Dolmens avec des pierres de taille romaine, 229-230. — Monuments de basse époque, se rattachant au type dolménique, 230-1. — Tumulus d'époque récente, 231. — Parmi les tombeaux en pierres sèches actuellement connus, aucun ne peut être attribué avec certitude à une époque antérieure au m" siècle avant J.-C, 231-2. — Ce sont cependant des monuments qu'on a dû commencer à construire de très bonne heure en Berbérie, avant qu'ils ne disparussent d'autres contrées méditerranéennes, 232-3. — Cette conclusion semble s'imposer pour les dolmens, 233-4. — Réserves à faire pour les chouchet, 234. — Parenté possible de certains monuments africains avec des monuments des Baléares, 234. — Antiquité du repliement des corps, 234-5; du rite des ossements mélangés, 235; de la peinture des morts en rouge, 235.
TABLE DES MATIÈRES. 30i
— Les Berbères soat restés très longtemps fidèles à des pratiques funéraires abandonnées ailleurs, 236. — Plusieurs de ces pratiques ont disparu depuis l'antiquité, 230; d'autres ont persisté jusqu'à nos jours, 237. XL Croyances et rites funéraires divers et souvent contradictoires, 237. — Souci des morts, 237-8; maisons éternelles, 238; preuves d'affection envers les défunts, 238. — Prisons construites par crainte des revenants, 238-9.
— Explication du repliement des morts, 239,- des rites destructeurs des corps, 239-240. — Ame et corps, 240-1. — Explication de la couleur rouge, 241 ; du mobilier funéraire, 241-2. — Croyances religieuses, 242. — Orientation vers l'Est, 242. — Sacrifices et repas funèbres, 242-3. — Indices d'autres cérémonies religieuses, 243. — Serments et divination par les morts, 243-4. — Ébauche d'un culte des morts, 244.
I. Tombes de type phénicien dans des villes du littoral, 245. — Formes des sépultures, 246-7. — Rites funéraires, 247; mobilier, 247. — Tombes de type phénicien à l'intérieur des terres : à Béja, 248; à Téboursouk, 248-9; à Bulla Regia, etc., 249; à Cirla, 249-250. — Influences puniques dans des sépultures de l'époque romaine, 250-1.
II. — Mausolées élevés pour des indigènes, 251. — Mausolée de Dougga, 251-2. — Description, 252-3. — Mode de construction, valeur artistique, 253. — Où était la chambre funéraire?, 253-4. — L'inscription bilingue, 254-5. — Date de ce mausolée, 255. — C'est un monument d'art punique, 256. — Autres mausolées d'architecture punique, 256. — Mausolée du Khroub, 257. — Mode de construction, 257. — Description, 257-8. — Le caveau funéraire, 258-9. — Date de ce mausolée, 259-260. — C'est un monument d'architecture grecque, 260-1.
III. Le Médiacen et le Tombeau de la Chrétienne, monuments hybrides : tumulus indigènes à revêtement gréco-punique ou grec, 261-2. — Site, 262. — Ce sont des sépultures royales, 202-3. — Description du Médracen, 263-4. — Incinération probable, 264. — Ce tombeau offre peu d'innovations, 264-5. — Indices d'un culte rendu aux morts, 265. — Description du Tombeau de lu Chrétienne, 265-8. — Le caveau central était sans doute la chambre funéraire, 268. — Incinération probable, 268. — Le Tombeau de la Chrétienne est une copie corrigée du Médracen, 268-9.
— Indices de culte, 269. — Date du Médracen (ni" siècle?), 269-270. — Hypothèse sur la patrie de l'architecte, 270. — On ignore pour quel souverain ce tombeau fut construit, 270. — Repères chronologiques pour le Tombeau de la Chrétienne, 270-1. — C'est probablement à tort qu'on l'a attribué à Juba II, 271-2. — Il paraît être plus ancien, 272. — A quelle école appartenait l'architecte?, 272-3. — Peut-on l'attribuer au roi Bocchus le Jeune?, 273.