‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 44 sur 307 · IV, 176. Conf. t. V, p · texte numérisé non relu

IV, 176. Conf. t. V, p

cuir aux chevilles, et il ajoute que c'étaient pour elles des sortes d'insignes, dont chacun rappelait une aventure amoureuse.

Mais on portait aussi des bijoux en métal. Ceux que possédaient, au milieu du m'' siècle, des Libyennes sujettes de Garthage, et qu'elles donnèrent pour l'entretien de troupes rebelles \ étaient évidemment en matière précieuse, or ou argent. Strabon '^ signale le goût des Maures pour les bijoux en or. Les sépultures indigènes ne contiennent pas d'or^, et l'argent y est extrêmement rare* : ce qui peut s'expliquer, soit par la misère des défunts, soit par l'esprit d'économie des survivants, ou leur désir de ne pas tenter les voleurs. Les bijoux qu'on recueille sont en fer, en cuivre ou en bronze : les rares analyses que l'on a faites ont, en effet, révélé qu'il s'agit tantôt de cuivre à peu près pur% tantôt de bronze, mélange de cuivre et d'étain •*.

Les hommes ne s'abstenaient pas plus que les femmes de s'orner de bijoux. Nous venons de voir que les Maures en portaient volontiers ^ Comme les Carthaginois^, les indigènes se mettaient des boucles d'oreille ^ C'était une très vieille habitude : on la constate sur des images de Libyens orientaux,.

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