Voir t. I, p. 188, 102-3, et t. VI, p. 40, n
9. Flamand, l. c, fig. 2, 4, 5, 167; pi. XXXI-XXXII, XXXIV-XXXVII. Conf. ici, t. 1, p. 202.
10. Voir, p. ex., Chabas, Études sur l'antiquité hist., 2' édit., p. 196, 244; Maspero^
Aux confins du monde berbère, c'était l'arme principale des maîtres du Sahara'. L'emploi des pointes de flèches en silex persista sans doute chez les Ethiopiens du désert, comme chez ceux de la vallée du Nil-, longtemps après que l'industrie lithique eut disparu des pays voisins de la Méditerranée; en tout cas, ils restèrent archers^
Il n'en fut pas de même de la plupart des Libyens occidentaux. Deux passages d'Appien^, auteur qui. n'est pas très sûr, indiquent, le premier, des archers maures dans l'armée d'Hannibal, à la bataille de Zama, le second, d'autres archers parmi les troupes que le prince numide Jugurtha commanda devant Numance. Une nation, représentée sur un des bas-reliefs qui décoraient à Rome le temple d'Hadrien, porte un carquois^; si elle paraît bien être africaine, ses traits n'offrent pas un type éthiopien. Il y avait donc encore des archers en Berbérie. Mais ils ne devaient pas être très nombreux, car les récits des guerres d'Afrique que nous ont laissés Polybe, Tite-Live, Salluste, le journal de l'expédition de César, Tacite, Ammien Marcellin, Procope, Corippus, etc., n'en mentionnent jamais.
C'est le javelot qui était la véritable arme des indigènes. Il fut certainement en usage de fort bonne heure. Alors, comme plus tard chez quelques peuplades arriérées '', on pouvait secontenter de bâtons, dont un des bouts était taillé en pointe et durci au feu. On pouvait aussi adapter à une hampe une pointe
Hist., II, p. 431 et fig. à la p. 767; Bâtes, East. Lib., p. 144-5. — Usage de l'arc au; v« siècle encore, chez des Libyens connus des Grecs, par conséquent vivant probablement entre l'Egypte et la grande Syrte : Eschyle, fragm. 42, coll. Didot.