Cagnat, Armée, 2" édit., pi. à la p
8. On a aussi des images de ces boucliers ronds sur un bas-relief de Ghirza (en Tripolitaine), qui date du Bas-Empire : Tissot, Géogr., I, flg. à la p. 495.
9. Flamand, Bull, de géogr. hist., 1903, p. 508-510; fig. 1, 8, 9. Le même. Les pierres écrites, flg. 15, 24, 36. Gautier, Sahara algérien, p. 97, flg. 17; p. 103, flg. 21. Etc.
b2 VIE MATÉRIELLE.
Mesurant, tout au plus, 0 m. 50 de diamètre', il était en cuir^; on employait volontiers le cuir d'éléphant, très épais ^ Entouré d'une bordure \ il était légèrement bombé à l'extérieur, mais non muni, autant qu'il semble, de cette bosse circulaire que les Latins appelaient umbo et qui, occupant le milieu de la face, faisait dévier les coups ^ Par derrière, s'attachaient, comme des poignées, deux courroies parallèles : dans l'une était passé l'avant-bras; la main tenait l'autre ^ On teignait peut-être ces boucliers ronds, en une couleur uniforme, ou bien en des couleurs variées ^ Ils avaient l'avantage d'être légers % soit dans l'action, soit quand, en route, on les portait appliqués sur le dos ou suspendus au flanc®. Ils n'étaient pas résonnants*" et ne pouvaient trahir dans ces embuscades où les indigènes excellaient. Mais, lorsque la pluie les mouillait, ils s'amollissaient, s'alourdissaient et n'étaient plus qu'une gêne*'. Dans le combat, manœuvres avec rapidité et adresse, ils servaient à parer les traits ou les pierres que l'on voyait
1. A en juger par les boucliers de la colonne Trajane. Les gens qui ont exécuté les stèles de Kabylie n'ont pas tenu compte des proportions.
2. Servius et Isidore de Séville, II. ce. Salluste, l. c : « scuta... Numidica ex coriis ». Strabon, L c. : iiÉATr, jjiixpà pupo-ivr,. Schol. à Juvénal, l. c. : emploi de peau d'antilope.
3. Appien, L c (bouclier qu'aurait porté Masinissa). Strabon, Pline l'Ancien, Paul Orose, II. ce. Voir aussi Pomponius Mêla, 1, 26 (bouclier du géant Antée, en peau d'éléphant, conservé à Tingi).