Pour ces entraves, voir t. II, p
2. Millier, Numism., III, p. 144, n. 2; Supplément, p. 62-63.
3. Pour des deniers de Juba 1°' et de Juba II, trouvés en divers lieux de France, voir Blanchet, Rev. numism., 1909, p. 270.
4. Rev. numism., 1901, p. 290-1, d'après Bahrfeldt, Der Miinzfund von Mazin {Croatien), Berlin, 1901. Un autre trésor, trouvé en Croatie, à Kula, contenait aussi des monnaies numides.
5. Voir Monceaux, Bull, de corresp. afric. II, 1884, p. 346, 350 et suiv., 358. Mais il convient de remarquer que toutes les monnaies grecques qui sont entrées au musée d'Alger n'ont pas été trouvées en Algérie. — Monnaie d'Athènes découverte à Alger même : Rev. afric. H, 1857-8, p. 415. Monnaies d'Athènes et de Marseille dans un trésor de monnaies d'argent, enfoui à Cirta vers 79 avant notre ère : voir t. V, p. 157.
6. Monceaux, l. c, p. 356-7. Sur les 237 pièces d'argent du trésor de Cirta, il y avait 75 monnaies espagnoles et 136 deniers de la République romaine.
deniers de la République romaine, qui, au T'' siècle avant notre ère, étaient les espèces en argent les plus répandues dans l'Afrique du Nord*. On a vu ^ que les rois indigènes antérieurs à Juba II ont frappé fort peu de monnaies en métal précieux : les monnaies étrangères qui en tenaient lieu étaient nécessairement introduites en paiement de produits du pays.
Malaca était, sur la côte méridionale de l'Espagne, la ville qui avait le plus de rapports avec les Africains ^ Des Italiens, probablement surtout des gens du Sud de la péninsule '", des Grecs entretenaient aussi des relations commerciales avec eux. Dans l'île de Délos, deux statues furent élevées à Masinissa, l'une par un Délien qui se disait son ami, l'autre par un Rhodien^ : ces deux personnages avaient sans doule traité de grosses affaires avec le souverain numide. Strabon" nous apprend que Micipsa établit des Grecs dans sa capitale, Cirta et on a découvert à Constantine deux inscriptions grecques de l'époque royale ^ Une partie de ces étrangers devaient être des marchands. Un fragment d'inscription grecque de la même époque a été trouvé dans la] ville maritime d'Hippo Regius ^ Au temps de Jugurtha, de nombreux Italiens résidaient à Vaga, où ils faisaient du commerce ^ Il y avait aussi à Cirta
1. Conf. note précédente. Voir aussi, p. ex., Ravard, Bail, archéol. du Comité, 1896 p. 146; Gauckier, ibid., 1902, p. cxvii. D'ailleurs, ces deniers restèrent en cours' jusque sous l'Empire.