‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 11 sur 319 · Ptolémée, 1, 8, 5, p · texte numérisé non relu

Ptolémée, 1, 8, 5, p

Grecs, Romains, établis dans le pays des Libyens. Ils avaient avec eux des relations commerciales, que nous pouvons entrevoir. Dès le temps d'Hérodote, des caravanes, — où il n'y avait pas encore de chameaux, — partaient du littoral des Syrtes, pour gagner le pays des Garamantes*. A l'Ouest de ceux-ci, vivaient des peuplades au sujet desquelles l'historien grec a recueilli quelques informations ^ Sur l'Océan, Hannon avait fondé, au delà de l'oued Draa et probablement en face des Canaries, la colonie de Cerné% où des marchands phéniciens se rendaient, au iv^ siècle, pour trafiquer avec des Ethiopiens*. Des Carthaginois allaient chercher, on ne sait où sur le littoral de l'Atlantique, de l'or qu'ils se procuraient en le troquant contre de la pacotille^ Cet or venait apparemment du Soudan, et il se peut que le précieux métal ait été aussi apporté sur le littoral des Syrtes par des caravanes qui auraient traversé, soit le pays des Garamantes, soit d'autres oasis*. On a cru trouver des indices d'influences puniques jusque dans des langues de l'Afrique tropicale^ L'erreur qui faisait sortir le Nil des montagnes du Sud marocain a été répandue chez les Grecs avant le milieu du iv^ siècle*. Elle s'explique par la parenté de la flore et de la faune du Nil et de quelque rivière descendant du versant méridional de la chaîne atlantique. Celle-ci était la « Montagne d'argent ». Tel est le nom que lui donnait un Grec antérieur à Aristote^, que lui donnaient probablement aussi les Phéniciens'", qui auraient connu des gisements argentifères

1. Hérodote, IV, 183. Voir Gsell. l. c, p. 148-150, et ici, t. IV, p. 138.

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