Appien, Lib., 106. Conf. t. III, p
Massyles; nous voyons fort bien, au contraire, que Rome avait intérêt à morceler le pouvoir suprême dans le vaste Etat fondé par Masinissa. Du reste. Micipsa, ayant longtemps survécu à ses deux frères, devint seul maître du royaume.
Il le laissa par son testament à Adherbal et à Hiempsal, ses deuxfîls, età Jug'urtha, son fils adoptif '; faute de cette adoption, Jugurtha n'aurait eu aucun droit, car, s'il était né de Mastanabal, sa mère avait été, non une épouse, mais une concubine ^. Outre ces trois princes, nous connaissons deux autres membres de la famille royale, Massiva, fils de Gulussa', et Gauda, fils de Mastanabal*, qui étaient sans doute de naissance légitime^ et, par conséquent, qualifiés pour accéder au trône". On ne sait s'ils étaient plus âgés que les fils de Micipsa et si, à la mort de celui-ci, ils auraient eu des droits à lui succéder, conformément à la règle en usage chez les Massyles à la fin du m* siècle. Gauda fut désigné par Micipsa comme héritier en seconde ligne \
De quelle manière Micipsa voulait-il que l'autorité royale fût exercée par ses trois successeurs? Est-ce comme elle l'avait été par lui-même et ses deux frères, après la mort de son père? Nous n'avons pas de données précises à cet ég'ard^ Adherbal, Hiempsal et Jugurtha décidèrent un partage territorial, qui, en réalité, fit de la Numidie trois royaumes distincts. S'il eût été conforme à la volonté de Micipsa, il fut entré en vigueur sans qu'un accord entre ses héritiers fût nécessaire.