Supra, p. 71, n. 6, et p. 72, n
10. Monnaies de Syphax, Vermina, Masinissa, Juba I", Juba II, Ptolémée. Tètes en marbre représentant ces deux derniers rois, peut-être aussi Juba I".
à l'imitalioii des rois de Perse. Plusieurs d'entre eux, Masinissa ', Juba II-, rappellent leurs victoires en ornant leur tête, sur certaines de leurs monnaies, d'une couronne laurée^ Car les souverains africain^ imitent les rois hellénistiques en mettant leur effigie sur les monnaies qu'ils font frapper*. Le sceptre est un de leurs attributs ^ Ils portent un vêtement de pourpre, quand ils veulent paraître avec la pompe qui convient à leur dignité ^ Ils sont très attentifs aux règles de l'étiquette, à ce que Salluste appelle le decus regium\ Les rois de Numidie ne consentent à embrasser aucun de leurs sujets \ Hiempsal, désireux
1. Bail, archéol. du Comité, 1891, p. 253. Millier, Numism., 111, p. 17-19, n°' 19-35 (ce sont des monnaies de Masinissa).
2. Millier, III, p. 107, n°^ 72 etsuiv. (sur quelques monnaies de bronze). La tête de Ptolémée, fils de Juba II, est parfois aussi laurée, sur des monnaies de bronze : ibicL, p. 130, n°' 197-8.
3. Des monnaies d'argent, qu'on a rapportées à Hiempsal II, représentent une tête d'homme imberbe, couronnée d'épis : Miiiler, III, p. 38, n"' 45-47. Mais je doute fort que ce soit une effigie du roi : v. infra, p. 159, n. 5.
4. Depuis Syphax et Masinissa, chez les Numides (l'efQgie de Masinissa figure aussi sur les monnaies frappées par ses successeurs). On n'a aucune effigie certaine des rois de Maurétanie avant Juba II.
5. Monnaie de Masinissa : Miiiler, 111, p. 17, n» 19. Millier (p. 26) fait observer que .Masinissa avait reçu de Scipiou r.\fricain un sceptre d'ivoire et une couronne d'or : Tite-Live, XX.X, 15, 11. Mais cette indication est fort suspecte et le sceptre figuré sur la monnaie est très probablement une imitation de celui des souverains d'Egypte : conf. Sorlin-Dorigny, dans Diclionn. des antiquités, IV, p. 1 118. — Monnaies de Juba I" : Miiiler, III, p. 42, n°' 50, 51, 53; de Juba II : ibid,, p. 103, n"" 23-25; p. 107, n" 71; Dieudouné, dans Rev. numism., 1908, p. 352-4, n°a H, 12, 17-20, 27; de Ptolémée : Muller, III, p. 127, n«' 132-143. Mais le sceptre figuré sur d'autres monnaies de Juba 11 et de Ptolémée était un don du peuple romain : ibid., p. 106, n" 70; p. 129, n"-' 185-195.
6. Au début du i"' siècle avant J.-C, pendant la guerre sociale, un chef des Italiens, voulant provoquer la défection de Numides' qui servaient dans l'armée romaine, leur montra un fils de Jugurtha, qu'il avait revêtu de la pourpre royale : Appien, Bell, civ., I, 42. Juba I^' invita Scipion, général des Pompéiens, à renoncer à son manteau de pourpre : il ne convenait pas, disait-il, que ce vêtement fiit porté par un autre que lui-même : Bell. Afric, LVII, 5. Manteau de pourpre du roi Ptolémée : Suétone, Caligiila, 33. — Les souverains indigènes ont pu emprunter ce vêtement de pourpre aux généraux carthaginois (conf. t. II, p. 421, n. 3). Noter aussi que des toges, tuniques et manteaux de pourpre faisaient partie des présents olTerts par le peuple romain aux rois alliés : à Syphax, selon un récit peu siir de Tite-Live (XXVil, 4, 8), à Masinissa (Tite-Live, XXX, 15, 11; XXX, 17, 13; XXXI, 11, 12; Appien, Lib., 32 : indications également suspectes).