‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 174 sur 319 · Voir Salluste, Jag., LXXXIX, 7; Pomponius Mêla, I · texte numérisé non relu

Voir Salluste, Jag., LXXXIX, 7; Pomponius Mêla, I

3. Pour l'abondance des animaux sauvages dans l'Afrique du Nord, voir t. I, p. 109.

régions l'élevage presque impossible*. Il fallait, par une guerre sans merci, écarter ces dangereux voisins, ou réduire leur nombre. C'était là une tâche qui exigeait de l'endurance, de la bravoure et de l'adresse. Les Africains s'y adonnèrent avec plaisir et même avec passion ^ La santé et la vigueur physique s'y fortifiaient au grand air; l'amour-propre, très vif chez ces hommes, trouvait là des occasions de se satisfaire par des prouesses ou d'ingénieux stratagèmes ^

La chasse fut aussi un moyen de procurer à l'étranger des produits et des animaux qu'il attendait de l'Afrique. Les défenses d'éléphants, que les indigènes gaspillaient à de vils usages*, fournissaient aux Carthaginois, aux Grecs, aux Romains, l'ivoire qu'ils employaient dans leurs œuvres d'art et leur mobilier ^ Les œufs et probablement aussi les plumes d'autruches étaient recherchés. De même, les peaux de lions et de panthères. On demandait des singes qui, apprivoisés, devenaient les hôtes familiers des demeures aristocratiques ^

Mais c'était surtout aux spectacles du cirque romain que les chasseurs numides et maures avaient à pourvoira Dès le début du II* siècle avant J.-C, il y parut des lions, des panthères, des éléphants, des autruches, des ours (qui, comme ces autres animaux, devaient être, au moins en partie, originaires d'Afrique) ^ Un vieux sénatus-consulte interdisait l'introduction en Italie des Africanae (appellation qui désignait principalement

1 . Voir les textes cités t. I, p. 110, n. 1, et p. 1 1 1, n. 5.

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