Appien, Lib., 71. Conf. t. 111, p
8. Fréquent sur les monnaies de Masinissa : Miiller, l. c, flg. aux p. 18 et 19. On le voit déjà sur des monnaies de Carthage : Miiller, II, p. 116. Les chevaux des cavaliers maures de la colonne Trajane portent un collier tressé.
9. Sur une stèle de Kabylie (Doublet, l. c), le cheval d'un guerrier porte au cou, autant qu'il semble, une pendeloque compliquée, que l'on suppose être une amulette (Tissot, Géogr., 1, p. 493; Doublet, p. 72-73). Noter que l'image, d'ailleurs très grossière, n'indique pas le licou auquel cet objet aurait été suspendu.
10. Monnaies de Syphax mentionnées n. 6. Textes de Tite-Live, du Bellum Africum (ajouter LXI, 2), de Virgile, Lucain, Silius Italicus, Oppien, Hérodien, Ciaudien, cités t. II, p. 364, n. 4. Némésien, Cyneg., 268. Voir aussi les chevaux maures de la colonne Trajane. — Strabon (XVII, 3, 7) dit que les chevaux des Maures ont des brides en jonc. 11 s'agit sans doute d'une corde, qui, « passée dans la bouche, servait à la fois de mors et de rênes » (Tissot, Géogr., I, p. 357). Selon le même auteur {l. c.),chez les Masœsyles et d'autres Libyens, les chevaux portent
vu\ cependant, que, parmi les troupes de Juba P', les réguliers en étaient pourvus et se distinguaient ainsi des contingents envoyés par les tribus ^. Pas d'éperons non plus ^ L'animal était dirigé avec une légère baguette^; peut-être même souvent par de simples pressions de genou, ou, au besoin, de rapides mouvements de main.
La culture des céréales avait dû s'introduire en Berbérie dès une époque très reculée, fort antérieure à la colonisation phénicienne ^ Elle s'était répandue dans la Tunisie orientale avant que Carthage y eût établi sa domination '^; elle avait pénétré jusque dans le Sahara \ Puis elle se développa dans la contrée qui devint le territoire punique \ et elle ne fut certainement pas négligée autour des cités phéniciennes et carthaginoises qui s'échelonnaient sur les côtes, en deçà et en dehors du détroit de Gibraltar; là, du moins, où les colons disposaient de
un collier « en bois •, — c'est-à-dire en matière végétale, — ou en crin, auquel la bride est suspendue. Ce texte est d'une interprétation difficile. Tissot (l. c.,. p. 359) croit qu'il s'agit d' « un simple licou, attaché à la partie supérieure de l'encolure du cheval, et dont l'extrémité, servant de bride, permettait d'exercer sur l'encolure de l'animal une traction suffisante pour le diriger à droite ou à gauche ». Mais ces deux manières de diriger le cheval ne devaient pas être aussi répandues que Strabon l'affirme. Les textes et les monuments figurés que nous venons de citer indiquent l'absence complète de bride.
2. Cheval bridé, sur des monnaies de Ptolémée, dernier roi de Maurétanie : Millier,. Nuinism., III, p. 126, n°^ 123-4. On trouve plus tard des exemples de l'usage de brides : image de la Maurétanie, tenant un cheval par la bride, sur des monnaies de l'empereur Hadrien : Cohen, Descr. des monnaies impériales, 2' édit., II, p. 185, n°2 952-961; Corippus, Joh., Il, 89; IV, 544; V, 12-13.
3. A l'époque byzantine, des chefs indigènes se servaient d'éperons : Corippus, II, 46; V, 212 (mais remarquer que, dans le premier de ces deux passages, le poète africain imite Virgile).
4. Monnaies de Syphax. Textes de Strabon, Lucain, Silius Italiens, Arrien, Oppien, Hérodien, Claudien, cités t. II, p. 364, n. 5. Martial, IX, 22, 14. Némésien, Cyneg., 267.