Comme on l'a supposé : voir Gsell, l. c
résidu de dattes, puisque les palmiers ne fructifient pas dans le pays qu'occupaient les Gyzantes. L'élevage des abeilles était en honneur chez les Carthaginois*, qui ne furent peut-être pas les initiateurs des indigènes, mais purent leur donner d'utiles leçons. En Maurétanie, Rusaddir (Melilla), colonie phénicienne du littoral méditerranéen, et une autre ville, qui était probablement de même origine, représentaient une abeille sur leurs monnaies vers le i*'" siècle avant notre ère^. Les Berbères ont (ou avaient jusqu'à une époque récente) divers types de ruches^, rectangulaires ou cylindriques, faites avec des tiges d'osier, des roseaux, de petits rondins, avec un segment de tronc d'arbre évidé, ou bien encore en écorce de chêne liège, en poterie : il n'est pas possible d'en démêler les origines*. Le roi de Maurétanie Juba II recommandait un coffre en bois% mais nous n'avons pas de détails sur la manière dont il le concevait.
La vie pastorale comporte, pour les tribus qui s'y livrent, la possession d'un territoire®, où elles font paître leurs troupeaux, soit en tout temps, soit pendant une partie de l'année; où d'autres ne doivent pénétrer qu'avec leur permission et ne peuvent avoir que des droits d'usage. Sur ce territoire, il n'y a pas lieu de partager le sol. Le bétail se répand là où il