‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 226 sur 319 · XV.II, 3, H · texte numérisé non relu

XV.II, 3, H

7. Voir Gsell. Atlas archéol. de V Algérie, f 12 (Orléansville), n° 20, in fine, et n" 41. Ici, t. II, p. 163.

8. T. lY, p. 50. J'y ai dit qu'il ne s'est pas rencontré dans les ruines de la première Carthage; on indique pourtant comme ayant été trouvé en ce lieu un fragment de chapiteau en marbre de Chemtou, qui n'est pas de travail romain : Saladin, Archives des Missions, 3» série, XIII, p. 218 et flg. 366; La Blanchère et ■Gauckler, Catalogue du musée Alaoui, p. 33, n" 2 et pi. IX.

de Masinissa et de ses successeurs pendant plus d'un siècle, jusqu'à la constitution de VAfrica nova^ en 46. C'est avant cette date qu'on ouvrit Vofficina regia, la « carrière royale », dont des inscriptions latines de Chemtou nous ont gardé le souvenir*.

Dans d'autres pays méditerranéens, les deux principales occupations des gens du littoral sont le jardinage et la pèche. On a vu qu'avant la conquête romaine, les cultures arbustives et maraîchères étaient encore peu répandues chez les Berbères; d'autre part, rien n'indique que beaucoup d'entre eux se soient livrés à la pêche. De nos jours encore, le poisson n'est pas un aliment favori des indigènes ^. Il pouvait en être autrement dans les cités maritimes d'origine phénicienne ou carthaginoise. Au bord de la petite Syrte, subsistaient, sous les rois numides, des pêcheries et des fabriques de salaisons, créées longtemps auparavant ^ En Maurétanie, la vieille colonie de Lixus représentait des poissons, probablement des thons, sur certaines de ses monnaies, aux environs de notre ère*. C'étaient cependant des pêcheurs venus du port espagnol de Gadès qui exploitaient surtout les parages africains de l'Atlantique ^

Les pêcheries et ateliers de pourpre que les Phéniciens avaient certainement établis sur divers points ne disparurent pas avec la domination punique*, et nous verrons' que le roi Juba II fonda des teintureries slux Purpm^ariae insulae^ c'est-à-dire, sans doute, à Mogador, sur la côte marocaine ^

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