Gonf. t. III, p
rivages baignés par d'autres mers. Il s'était préparé à sa tâche par des voyages : il avait parcouru presque toute la Mer Intérieure et même franchi les Colonnes d'Hercule*. La description qu'il donnait du littoral de la Berbérie* n'est connue que par des emprunts de Strabon. Il est probable qu'elle contenait peu de choses sur les indigènes, puisqu'elle faisait partie d'un traité de circumnavigation.
Peu après Artémidore, Posidonius d'Apamée se rendit à Gadès^, où il séjourna quelque temps pour des études scientifiques*. De là, il alla en Italie et, au cours de cette traversée, fut poussé par les vents sur les côtes d'Afrique % contrée qu'il ne paraît pas avoir autrement visitée. 11 en parlait pourtant dans un ou deux de ses ouvrages, peut-être dans son Traité sur l'Océan^ certainement dans son Histoire^ qui s'étendait depuis l'année 144 jusqu'à 78 au moins". Posidonius y faisait une large place à la géographie, à l'histoire naturelle, à l'ethnographie : on peut supposer que c'était dans une ou plusieurs digressions, à propos de guerres africaines, guerre de Jugurtha, campagne de Pompée. Ne connaissant pas lui-même le pays, il avait dû interroger quelques-uns de ses amis de l'aristocratie romaine, qui avaient pris part à ces expéditions, sans doute aussi des gens de Gadès, qui étaient allés en Maurétanie. Son Histoire a péri \ mais les renseignements qu'il donnait sur l'Afrique indigène ont servi à deux auteurs dont l'œuvre nous est parvenue, à Salluste et à Strabon.
La campagne de Jules César en Afrique se déroula dans la