II. P
12. Salluste, LXIX, 3. Conf. Strabon, XVII, 3, 12, où les manuscrits donnent O'jata, au lieu de OJ'aya : la correction ne me parait pas douteuse.
el Khemis, traversées par la Medjerda*, — véritables greniers de la Tunisie septentrionale, avaient été enlevées par Masinissa à Cartilage^. Polybe y mentionne des TrôXeiçS terme qu'il applique à des bourgs comme à des villes. C'était bien une ville que Bulla, qui occupait un plateau, au pied du djebel Rebia, à peu de distance au Nord du fleuve*. Il faut renoncer à voir, avec Tissot% une citadelle numide dans des ruines qui appartiennent incontestablement à des thermes romains ^ Mais on a découvert, autour de ce lieu, de nombreuses sépultures qui datent des époques punique et royale : soit des tombes de type carthaginois, soit des dolmens indigènes^ En 81 avant J.-C, un roi vaincu, Hiarbas, se réfugia dans Bulla ^ L'épithète Regia, que les Latins joignaient au nom de la ville % atteste peut-être qu'elle eut rang de capitale ***.
Plus en amont, sur la rive gauche de la Medjerda et autour d'un contrefort, se trouvait Simitthu (Chemtou)". Nous avons parlé *^ des carrières de marbre qui y furent exploitées dès l'époque royale. Des restes d'un grand temple d'architecture