‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 274 sur 319 · Atlas archéol. de la Tunisie, f« Ghardimaou, n · texte numérisé non relu

Atlas archéol. de la Tunisie, f« Ghardimaou, n

grecque \ qu'on peut dater du second ou du premier siècle avant notre ère, prouvent qu'une cité s'élevait déjà à Simitthu. A peu de distance au Nord-Ouest, sur une des dernières pentes des montagnes qui bordent au Nord la plaine où coule le fleuve, ïhuburnica(Sidi Ali Belkassem') semble avoir été, elle aussi, une ville ancienne, où l'usage de la langue punique s'était répandu*.

La région montagneuse, forestière et très humide, qui s'étend entre la Medjerda et la mer, au Sud de Tabarca et de La Galle, et que coupe aujourd'hui la frontière algéro-tunisienne, était moins propre à l'agriculture qu'à l'élevage, mais à un élevage qui pouvait être pratiqué par des populations presque sédentaires. Des villages s'y étaient créés rà et là*; mais les villes devaient être foit rares. C'est cependant de ce côté qu'il convient, semble-t-il, de chercher Phelliné, la « ville des Chênes lièges », prise par des troupes d'Agathocle à la fin du iv" siècle ^ Et c'est certainement une vieille cité numide qui, au Sud-Ouest de La Calle, couvrait un plateau dominant la longue vallée de la Cheffia, à Kef Béni Feredj ^ Cette ville, dont le nom était écrit par les Romains Thullium \ ne renonçait pas, sous l'Empire, à faire un très large usage de l'écriture libyque ; les sépultures indigènes en forme de dolmen ne manquent pas autour d'elle.

11 serait chimérique de prétendre retrouver les cinquante « villes » du pays de Thugga qui tombèrent aux mains de Masinissa ^ La plus importante était nalurellement Thugga (Dougga) % dont le nom est écrit TBGG (ou TBG'G') sur des

1. Gagnât, Gauckler et Sadoux, Les temples païerts de la Tunisie, p. 110 (d'après Saladin).

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