‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 297 sur 319 · Strabon, XVII, 3, 7. Conf. supra,. p · texte numérisé non relu

Strabon, XVII, 3, 7. Conf. supra,. p

Son territoire était très étendu*. Tout autour de la ville s'élevaient de nombreux bourgs, que les inscriptions latines appellent castelîa^ et qui furent prospères sous l'Empire : Caldis, Tiddis, Celtianis, au Nord; Thibilis, à l'Est; Tig-isis, Gadiaufala, au Sud-Est; Saddar, Sila, Sigus, au Sud; Subzuar, Arsacal, au Sud-Ouest; le castellum Elephantum, Mastar, Uzelis, Phua, à l'Ouest^; d'autres encore, dont les noms ne nous sont pas connus. Sauf de rares exceptions^, ils occupent des sites attestant un souci de se défendre que la paix romaine devait rendre superflu; quelques-uns offrent encore des vestiges de remparts préromains ^ Les dolmens ne sont pas rares aux abords de ces lieux " ; à Sila'' et à Sigus \ ils forment de vastes nécropoles, où l'on a fait des ensevelissements jusqu'au second siècle de notre ère, mais qui remontent à des temps plus anciens. Les castella de la région cirtéenne existaient sans doute tous, ou presque tous, dès l'époque des rois numides.

Au Sud, ils s'avançaient jusqu'à la lisière du pays des Gétules. Vers l'entrée de ce pays, dans la région d'Ain Beïda, un itinéraire romain " indique, sur la route de Cirta à Theveste, Macomadibus, que mentionnent aussi des listes d'évêchés *". C'est un nom phénicien, affublé d'une terminaison latine. Il signifie « ville nouvelle » et se retrouve sur le littoral des Syrtes''. Mais ce ne sont pas les Carthaginois qui ont fondé

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