‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 307 sur 319 · Jug., XVl, 5. Conf. supra, p · texte numérisé non relu

Jug., XVl, 5. Conf. supra, p

n'est pas vraisemblable. Des massifs montagneux, habités par des sédeiilaires, comme la Kabylie et le Rif, des steppes, parcourues par des nomades, peuvent se passer de centres urbains. Mais il en faut aux points de contact et de suture des diverses régions, quand des relations économiques s'établissent entre elles, quand elles sont réunies sous une domination commune. Une ville, par exemple, est presque une nécessité entre le Tell oriental de l'Algérie, vaste ensemble de montagnes, et le Tell occidental, qu'occupent, en grande partie, des plaines basses, dont les unes sont très proches de la mer, dont les autres constituent la large vallée du Ghélif ^. Cette ville, c'est Miliana, ou c'est Médéa^, qui, l'une et l'autre, ont remplacé des cités antiques. A Miliana % une colonie romaine, fondée par Auguste * dans une contrée qui ne devint que bien plus tard une province de l'Empire, ne fut sans doute pas établie sur un emplacement vide. Ce lieu, où l'on constate des traces d'influences puniques^, s'appelait Zucchabar% un nom dans lequel est peut-être entré un mot phénicien, signifiant « marché » '.

Une autre colonie fut fondée par Auguste à Tubusuptu^ au Sud-Ouest de Bougie, dans la vallée de la Soummame^ Là encore, on peut croire à l'existence d'une ancienne ville, car c'est un point de pénétration vers la grande Kabylie, à l'Ouest, vers la petite, à l'Est, et aussi une étape d'une des rares voies

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