A Tiklat : Atlas Algérie, t" 7 (Bougie), n
naturelles qui relient le littoral au haut pays (par la Soummame, puis la plaine de la Medjana et, plus loin, le Hodna)^.
Le commerce et la politique ont dû exiger de bonne heure des villes sur d'autres Aboies naturelles, perpendiculaires ou parallèles à la côte méditerranéenne. Si l'on veut faire des hypothèses, on peut chercher une de ces villes vers Tiaret^, à la tête du couloir que la vallée de la Mina forme entre les hauts plateaux et la plaine inférieure du Chélif^; une autre, vers Aumale, sur la route qui s'allonge d'Est en Ouest, au pied de la chaîne des liibans, et qui relie la région de Sétif à celle de Médéa*; une autre, à ïlemcen^, si riche en eaux, à la charnière du haut pays et de la plaine sublittorale, au-dessus de la grande voie qui unit l'Algérie et le Maroc, qui unissait jadis le royaume des Massesyles et celui des Maures.
Au delà de la Moulouia, la Mulucha des anciens, cette voie se continue vers l'Océan par le couloir de Taza. Juchée sur un éperon rocheux qui domine la plaine, Taza commande vers l'Est la vallée d'un affluent de la Moulouia, vers l'Ouest celle d'un affluent de l'oued Sebou^ Là aussi, la nature indiquait aux hommes la place d'une ville. Mais les preuves de la haute antiquité de Taza manquent encore, car les nombreux caveaux, creusés da:ns le roc, qui l'entourent, ne contiennent pas d'objets paraissant antérieurs au moyen âge'.
Parmi les « petites villes » qui existaient à l'intérieur de la Maurétanie, Pomponius Mêla mentionnait « les plus opulentes». Mais son texte est altéré à cet endroit^ Le manuscrit porte :