‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 316 sur 319 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

I. Des agglomérations importantes se sont formées dès une époque fort lointaine, 27-28. — Ailleurs, solidarité probable d'habitants de stations très voisines, 28. — Raisons de ces groupements, 28. — Quelles relations ont eues entre eux les individus qui les composent?, 28. — A-t-on des indices d'une promiscuité sexuelle primitive?, 29. — Assertions d'Hérodote, très sujettes à caution, sur la communaulé des femmes chez certaines peuplades libyennes, 29-30. — La nuit de noces chez les Nasamnns, 30; le droit du seigneur, 31. — Prostitutions sacrées, 31-32; nuits de l'erreur, 32-33; autres rites sexuels, 33. — Offre d'une femme à l'hôte, 33. — Rien de tout cela ne prouve une communauté primitive des femmes, 34. — Licence des mœurs chez les Rerbères, 34.

IL Haute antiquité du mariage et de la famille chez les Libyens, 34-35. — Formes diverses de la famille, 35. — Aucune preuve d'exogamie en Rerbérie, 35-36. — Famille maternelle et filiation utérine, 30; ce système est en usage au Soudan, 36-37; on n'a aucune preuve qu'il ait existé chez les Libyens, 37. — Mais la famille maternelle existe chez les Touareg, 37-38; d'où leur est-elle venue?, 38. — La famille maternelle n'atteste pas le matriarcat, 39. — Prétendus indices d'antique matriarcal chez les Berbères, 39; les Amazones de Diodore, 39; rôle politique de quelques femmes célèbres, 39-40; puissance magique attribuée aux femmes, 40-41.

IIL Uniformité du système familial chez les Berbères, 41; impossibilité de dire comment il s'est répandu, 42. — La famille paternelle, 42. — Elle remonte à des temps très reculés, 42; preuves pour les temps historiques, 42-43. — Les Berbères se marient jeunes, 43; prix attaché à la virginité de la femme, 43. — Le mariage, 43: distinguer les rites, d'origine magique, 43-44, etl'achatde la femme, 44-45. — Monogamie et polygamie, l'une et l'autre en usage dans l'antiquité, 45-46; épouses et concubines, 46; motifs de la polygamie, 46-47. — Cohabitation des époux, 47. — Droit de répudiation, unilatéral, 47. — Devoir de fidélité, unilatéral, 47-48. — Hommes et femmes ont une existence distincte, 48-49. — En général, condition inférieure des femmes, 49. — Condition bien meilleure chez les Touareg, 49-50: comment l'expliquer?, 50-51. — Nombreux enfants, 51. — Devoirs des parents, 51. — Droits du père, 51-52. — Filiation par adopl.ion, 52. — Jugement sur celte famille, 52-53.

IV. La famille étendue, ou agnatique, 53-54. — Elle est appelée par les Latins, non gens, mais famiiia, ou tribus, 54-55. — A-t-elle un culte particulier?, 55. — Vie commune et indivision de certains biens, 55. — Le chef de la famille agnatique, 50. — Autonomie de cette famille, 56. — Solidarité vis-à-vis des étrangers, 50; vengeance et responsabilité collectives, 57. — Rapports avec d'autres groupes, 57. — Fractionnement des familles agnatiques, 57-58.

V. La famille agnatique a peut-être été çà et là pleinement indépendante, 58. — Besoin d'associations plus larges, 38. — Transhumance et nomadisme, s'im posant à beaucoup de pasteurs, 59; conditions de ces migrations, 59-60; causes de conflits, 60; d'où nécessité pour les pasteurs

de s'unir, 60-61. — Contraste entre les vies pastorale et agricole, 61. — Causes de conflits entre agriculteurs, 61; entre agriculteurs et pasteurs, 61-62. — Nécessité pour les agriculteurs de se grouper dans des villages, 62. — Ce que sont ces villages, 62. — Éléments constitutifs des sociétés villageoises, 62-63. — Conseils d'anciens, 63-64; leurs attributions, 64. — Règlements pour le maintien de l'ordre, 64-63. — Souvent, la république se passe d'un chef, 63. — Maires de villages, 65-66. — Caractère de ces républiques villageoises, 66.

VI. Les tribus sont essentiellement des ligues de défense et d'attaque, 66-67. — Ce ne sont pas des familles élargies, 67. — Haute antiquité des tribus, 67-68. — Noms sous lesquels les Grecs et les Romains les désignent, 68. — Territoires des tribus chez les pasteurs du Tell, 68-69; chez les agriculteurs, 69; chez les nomades, 70. — Tribus dépourvues de chef, 70. — Chefs de guerre, 70. — Certains se maintiennent après la guerre et transmettent leur pouvoir à leur famille, 70-71. — Noms donnés à ces nobles, 71-72. — Nature de leur autorité, 72; rien ne prouve qu'elle ait eu un caractère religieux, 72-73.

VII. Conflits entre tribus, 73. — Des tribus disparaissent; d'autres sont refoulées, ou deviennent vassales, 73-74. — Contrats entre tribus, 74. — Un certain équilibre se réalise, mais il est très instable, 74-73. — Causes internes de désagrégation dans les tribus, 73-76. — Changements fréquents, qu'atteste la nomenclature géographique, 76.

VIII. Confédérations temporaires de tribus, 76-77. — Ébauches de peuplades, 77. — Formation d'États, 77. — On n'a pas de preuves de l'existence d'États aux temps préhistoriques, 77-78; aucun argument solide à tirer du récit d'Hienipsal, dans Salluste, 78; ni des généalogies berbères, 79. — Importance probable des armes en fer et du cheval, 80. — Mode de formation des États berbères, 80. — Comment ils disparaissent, 80-81. — Causes géographiques qui s'opposent à l'unité, 81.

I. Tribus et peuplades mentionnées antérieurement à la conquête romaine, 82 : dans Hérodote, 82-84; dans des auteurs plus récents, 84-87.

II. Nations, 88. — Les Maures (Ma-jpo-ja-.o-., Mauri), 88-89. — Étymologies proposées, 89-90. — Les Maures ont d'abord été une tribu, 90. — Le royaume des Maures, 90-91. — Limites de ce royaume, 91; à l'Est, la Mulucha (aujourd'hui la Moulouia), 91-94. — Extension vers l'Est du nom de Maures, 94-93. — Masœsyles etMassyles, 95-96. — Celaient d'abord des tribus, 96-97. — Hypothèse au sujet du tombeau royal dit le Médracen, 97-98. — De quand datent les royaumes masœsyle et massyle?, cjg.gg. Leurs limites, 99-100. — Tribus indépendantes, 100. — Fin du royaume masœsyle, 101. — Persistance des noms désignant ces royaumes, 101-2.

m. Libyens, terme d'origine indigène; les Lebou, 102. — La Libye, continent, 102. — Aiêueç, habitants de l'Afrique septentrionale, 102-3; dans un sens plus restreint, sujets de Carthage, 103. — Emploi de ce nom par les Carthaginois, 103-4. — Il ne paraît pas avoir appartenu à la langue des indigènes de la Berbérie, 104-5. — Libyens nomades, dans Hérodote et d'autres, 105. — No(j.(xSeç employé comme nom propre, 105; Numidae, en latin, 103-6. — Origine de ce nom, 106; peut-être désignaitil d'abord une tribu, 106-7. — 11 s'étend à l'ensemble des indigènes non sujets de Carlhage, 107, — Puis le sens se restreint, 107-8.— Les Gélules,

109, — D'où vient ce nom?, 109. — Les Gétules ne constituent pas un État^ 109. — Leur extension géographique, 109-110; Gétules au Maroc, 110-1; Gélules plus à l'Est. 111-2. — Rapports des Gétules, Berbères nomades, avec les royaumes de l'Afrique du Nord, 112. '

IV. Les Berbères {Brâbcr en arabe), 112-3. — Ce n'est pas un nom ethnique ancien, 113-i. — Ce mot, d'origine latine, vient de barbarus, 114-5. — Le terme Aniazigh chez les indigènes, 115-6. — Mazigh. ancêtre légendaire des Berbères, 116. — Mazigh, nom propre d'individus dans l'antiquité, 116; nom de tribus à l'époque romaine, 116-7; nom de tribus ou de peuplades avant l'époque romaine, 117-8. — Sens plus général donné à ce terme, 118-9. — C'était peut-être à l'origine un adjectif, signifiant noble ou libre, 119. — Pourquoi désigne-t-il de nombreux groupes d'indigènes?, 120.

I. La royauté, 121. — Les femmes en sont exclues, 121. — Elle est héréditaire, 121. — Chez les Massyles, elle est d'abord la propriété d'une famille et est réservée au plus âgé de la famille, 121-2. — Pourquoi cet ordre de succession ne se maintient pas, 123. — La succession de Masinissa, 123-4. — La succession de Micipsa, 124. — Transmission du pouvoir en Numidie après Jugurtha, 125. — Transmission du pouvoir chez les Masaesyles, 125; chez les Maures, 125-6.

II. Titres que portent les rois, 127. — Insignes royaux, 127-8. — Étiquette, 128-9. — Pompe royale, 129.

III. Le pouvoir royal, absolu en théorie, est limité par l'autonomie des groupes sociaux et politiques dont se compose le royaume, 129-130. — Tribus, 130. — Cités, 130. — Anciennes colonies puniques du littoral; leur constitution municipale, 130-1. — Cités d'origine indigène; leur constitution, 131-2; emprunts probables au régime municipal punique, 132-3. — Institutions municipales qui peuvent être indigènes, 133. —Organisation de la cité de Thugga, 133-4. — Cirta, 134-5. —Autres indices d'institutions municipales, 135. — Autonomie probable des cités, 135. — Leur territoire, 136.

IV. Caractère anarchique des indigènes, 136-7. — Résistances à la royauté, 137-8. — Elle se maintient pourtant, 138. — Nécessité pour les rois de disposer de grandes ressources, 139; comment ils peuvent se les procurer, 139. — Tout le poids de l'État repose sur le souverain, 140.— Il n'y a pas de véritables fonctionnaires publics, 140. — Seulement des hommes de confiance, parents ou amis, 140-2.

V. Politique royale : diviser pour régner, 142-3. — Emploi de la force, 143. — Forteresses royales, 143-4. — Troupes mobiles pour la police du royaume, 144-5. — Armées pour les guerres, 145. — Les corps réguliers et les contingents, 145. — Recrutement des réguliers, 145-6. — Leur organisation, 146; cavalerie et infanterie, 147. — Soldats étrangers, 147-8. — - Le condottiere Sittius, 148. — Contingents levés en temps de guerre, 148-9. — Défauts de ce système, 149-150. — Matériel de siège, 150. — Éléphants, 150-1. —Marine, 151-2.

VI. Ressources financières, 152. — Inégalité des charges fiscales, exemptions, 152. — Impôts sur les produits du sol, 152-3: sur le bétail, 153-4. — Impôts sur les citadins, 154. — Les opérations financières incombent sans doute aux chefs de ceux qui doivent les impôts, 154. — Perception

par voie d'exécution militaire, lo4-5, — Autres ressources, 155. — Richesse des souverains, 155. — Trésors royaux, 156. — Largesses royales, 156; butin fait par les Romains, 156. — L'or et l'argent viennent de l'étranger; rareté des monnaies indigènes en mélaux précieux, 156-7. — Monnayage royal aux iii'-ii" siècles, 157-9; au i" siècle, 159-161. VIL La royauté de Syphax, 161-2. — La royauté de Masinissa, 162. — Les rois indigènes après Masinissa, 162-.3. — Agitation et désordre presque permanents, 163. — Haines et meurtres dans la famille royale, 163-4. — Partages et démembrements, causes de guerres civiles, 164. — Conspirations et trahisons, 164-5. — Révoltes, 165. — Tribus indépendantes, 165. — Le péril gélule, 165-6. — Guerres entre rois voisins, 166. — Effondrements, 167. — Conclusion, 167.

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