El Bekri, Descr., p
3. Ibn Khaldoun, IJist. des Berbères, trad. de Slanc, II, p. 111.
4. Selon llérodole (IV, 172), les Nasamons ont des rapports sexuels avec n'importe quelle femme; ils connaissent pourtant leurs ancêtres {v. supra, p. 35). D'où l'on pourrait conclure que, chez eux, la filiation s'établit en ligne féminine. Mais, puisque Hérodote nous dit aussi (ju'ils se marient, une autre conclusion est fort admissible : comme chez beaucoup d'autres peuples, la paternité légale aurait résulté du mariage; les généalogies auraient pu ainsi s'établir en ligne masculine, .\illeurs (v. supra, p. 30), Hérodote prétend que des peuplades où les femmes sont en commun attribuent un père à chaque enfant : c'est la négation même de la famille maternelle. — On raconte que la Kâhina, princesse de l'Aurès à la fin du \ii« siècle, voulut adopter un Arabe, Khàlid ben Yazid. Elle pétrit avec de l'huile un peu de farine d'orge, qu'elle plaça sur ses seins, et la fit ainsi manger à ses fils et à Khàlid, auxquels elle dit : • Vous voilà devenus frères! • Voir H. Fournel, Les Berbères, I, p. 220-1. C'était là une manière symbolique d'établir la parenté par le lait. Celle-ci peut être regardée comme une forme atténuée de la parenté utérine. Mais, même si l'anecdote n'était pas très suspecte, elle ne prouverait pas que celte parenté ait été seule admise, à Texclusion de la parenté masculine. D'ailleurs, je ne connais dans l'antiquité aucun exemple d'une adoption légale par une femme berbère.