‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 66 sur 319 · C. /. L., VIII · texte numérisé non relu

C. /. L., VIII

3. Hérodote (IV, 180) men Lionne des assemblées d'hommes chez les Machlyes et les Anses, deux tribus riveraines de la petite Syrie. Mais, comme il s'agissait, selon cet auteur, de déclarer un enfant fils de celui des assistants auquel il ressemblait, on pourrait en conclure que l'assemblée n'était pas nombreuse, qu'elle comprenait seulement une fraction de la tribu, si l'on voulait accepter cette indication, très suspecte (u. supra, p. 30).

quand la paix est rétablie ; parmi ses anciens compagnons d'armes, il peut former une troupe de fidèles, de clients*, qui l'aide à se maintenir. Il devient ainsi un véritable prince, non pas toujours un tyran, car il est prudent de sa part de respecter l'autonomie des groupes constituant la tribu; il lui arrive même de réunir leurs représentants pour les consulter, quand des décisions importantes doivent être prises. Cette autorité qu'il a rendue viagère à son profit, il s'efforce de la rendre héréditaire dans sa famille^, et, si la transmission du pouvoir nécessite encore une élection, — ce dont nous n'avons pas la preuve^, — il n'y a plus là qu'une formalité.

Dans le voisinage de l'Egypte, nous constatons que, dès la fin du second millénaire, les Lebou (ou Rebou) étaient commandés par des princes héréditaires*. Au v^ siècle, Hérodote connaît des « rois » dans des tribus libyques^ Plus tard, des textes grecs et latins mentionnent, chez les indigènes de la Berbérie, des princes, des roitelets, ouvào-Ta'/', ^cf.'7i\elq\ apyovxeç^, principes^ ,

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