‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 79 sur 319 · Gsell, l. c, p · texte numérisé non relu

Gsell, l. c, p

11. Les Machlyes sont mentionnés dans un fragment de Nicolas de Damas {F. h. G., 111, p. 462, n° 136; conf. .supra, p. 29, n. 5). Ce peut être un emprunt à une source bien plus ancienne. Cependant, au ii' siècle de notre ère, Ptolémée (IV, 3, 6, p. 641, édit. MiJller) indique, dans la région de la petite Syrte, des Mdt/pje;, dont le nom rappelle les Mï/X-je; d'Hérodote. — La mention des Aùffefç dans le traité géographique d'ApoUodore d'Athènes a été sans doute empruntée à Hérodote : voir Gsell, L c, p. 133. — C'est probablement à tort qu'Etienne de Byzance croit que les Pii^avis; d'Hérodote étaient en réalité appelés BûîJavTeç [et habitaient, par conséquent, la région appelée plus tard Byzacium, entre les golfes de Gabès et d'Hammamet]; à tort aussi que l'on a rapproché le nom des Zauèces de la Zeugitana regio (Nord de la Tunisie) et du mons Ziqucnsis (djebel Zaghouane) : voir Gsell, L c, p. 138-9.

exception pour les Nasamons et les Maces. Les premiers continuèrent à habiter les côtes orientale et méridionale de la grande Syrte, au moins jusqu'à la fin du premier siècle de notre ère'. Les Maces se retrouvent aussi là où Hérodote les indique^. Un Périple du milieu du iv^ siècle avant J.-G. ^ nous apprend que leur territoire s'étendait à la fois sur le littoral et sur le pays montagneux situé en arrière.

D'autres noms de tribus nous sont connus par des textes postérieurs à Hérodote : les Erébides et les Mimaces, dans des citations tirées de Philistos le Syracusain \ qui écrivait dans la première moitié du iv° siècle; les Myndônes, dans une citation de l'histoire composée par Éphore^ vers le milieu du même siècle. Les Erébides, qui étaient, disait Philistos, « une partie des Lotophages », doivent être cherchés entre les deux Syrtes. Hs sont encore mentionnés sous l'Empire romain par Ptolémée^, comme les Mimaces ^, qu'on ne sait où placer. Même ignorance en ce qui concerne les Myndônes, dont Ephore vantait la sagesse et le bien-être.

Le récit que Diodore de Sicile nous a laissé de l'expédition d'Agathocle (à la fin du iv" siècle) nous apporte deux noms : celui des Zuphônes ^ et celui des Asphodélodes% lesquels, par la couleur de leur peau, ressemblaient aux Ethiopiens. Les

1. Voir, entre autres, Scylax, 109 (p. 84); Diodore, III, 49, 1; Strabon, XVII, 3, 20; Pline l'Ancien, V, 33, et VII, 14. Gsell, l. c, p. 125-6.

2. Scylax, 109. Diodore, l. c. Silius Italicus, II, 60; III, 275. Ptolémée, IV, 3, 6 (p. 642). Etc. VoirGselI, L c, p. 129.

3. Le Périple dit de Scylax {l. c). Gonf. supra, p. 69, n. 2.

4. Apud Etienne de Byzance (=: F. h. G., I, p. 188, n° 33) : 'EpEêtSat, Mi|i,axe; (des manuscrits donnent Mtp.a>,x£;). Les 'EXêéaTioi, que, selon Etienne de Byzance, Philistos aurait rangés parmi les Libyens (F. h. G., i. c, n° 30), étaient un peuple espagnol : voir Hiibner, dans la Real-Encyclopddie de Pauly-Wissowa, V, p. 2242-3; Schulten, Numantia, I, p. 36.

5. Apud Etienne de Byzance (= F. h. G., I, p. 274, n" 149 a) : Mùvôwveç [et non Mûvôoveî].

Page 1