‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 10 sur 357 · Voir Ivlotz, Bkei'iisches Muséum, LXVI, 1911, p · texte numérisé non relu

Voir Ivlotz, Bkei'iisches Muséum, LXVI, 1911, p

ce dernier, volontairement ou par distraction, a commis un anachronisme en mentionnant un succès qu'il n'avait pas encore remporté'.

Lucain dans sa Pharsale^, Dion Cassius dans son histoire' dépendent sans doute de Tite-Live*, dont le récit, aujourd'hui perdu"', ne devait guère différer de celui de César. 11 y a lieu de croire que Tite-Live s'est servi des Commentaires^ en y faisant quelques additions.

Le court exposé d'Appien^ contient des détails qui ne figurent pas dans César et qui ne sont pas invraisemblables : peut-être proviennent-ils de l'histoire des guerres civiles écrite par Asinius Pollion ^ Pour cette époque, Appien, comme Plutarque, a largement fait usage d'un auteur grec*, inconnu, qui paraît bien avoir dépendu de Pollion ^ En ce qui concerne l'expédition de Curion, la part que Pollion y prit est mentionnée dans Appien d'une manière très bienveillante'", facile à expliquer si l'intéressé avait eu soin d'en informer ses lecteurs. Nous

1. Si, à la date où ce discours aurait été prononcé, César avait, après une campagne de quarante jours, vaincu près d'Ilerda deux généraux, il n'était pas encore maître des deux provinces espagnoles : l'Espagne ultérieure ne tomba en son pouvoir q^ue quelques semaines plus tard. Or on lit dans le discours de Curion (B. c, II, 32, o) : « An vero in llispania res gestas Caesaris non audistis? duos pulsos exercitus? duos superatos duces? duas receptas provincias? haec acta diebusXL, quibus in conspectura adversariorum venerit Caesar? »

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