‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 120 sur 357 · B. A., LI · texte numérisé non relu

B. A., LI

2. Ibid., LI, 2 : « maxirais castris »; LVI, 2 : « superioribus castris », d'où César tire cinq légions. Mention de la porta decumana : LXVI, 1. Ce camp était en face d'Uzitta, puisque deux lignes fortifiées le relièrent aux deux extrémités de la ville : LI, 2.

3. On lit dans le Bellum Africum (LXIII, 1) : •< Gaesar ... in castris, cum opéra circumiret,... quae aberant a portu milia passuum VI... » D'où il faudrait conclure que le camp était à 9 kilomètres (= 6 milles) de Leptis, — c'est-à-dire tout à fait sur le rebord du plateau au-dessus de la plaine, — si le mot casera s'applique ici strictement au camp et ne désigne pas l'ensemble des ouvrages fortifiés de César, Veith (p. 803-4) est disposé à croire que le camp se trouvait un peu en arrière du rebord, à sept kilomètres et demi seulement à l'Ouest-Sud-Ouest de Leptis : l'emplacement était plus favorable que sur les deux collines qui font face à Uzitta, le koudiat er Ressas et le Rhar ed Deba.

4. Outre ce port. César pouvait disposer, comme auparavant, du port de Ruspina, car il lui était facile de maintenir ses communications avec la presqu'île de Monastir, où, dans la ville même de Ruspina, il avait laissé des troupes.

dans la plaine, à la merci de l'innombrable cavalerie ennemie. Il établit donc, à travers cette plaine, deux lignes fortifiées, qui partaient de son camp principal et se dirigeaient parallèlement vers Uzitta, de manière à aboutir, l'une à droite, l'autre à gauche delà ville'. A l'abri de ces retranchements, il pourrait faire avancer ses troupes jusqu'aux murs d'Uzitta, sans avoir à redouter qu'on l'attaquât de flanc ou de dos.

Une autre raison l'invitait à entreprendre ce grand travail. L'eau lui manquait sur le plateau et il ne s'en procurait qu'en la faisant chercher au loin; il en trouverait dans la plaine, au fond des puits qu'il creuserait entre ses lignes ^

Tandis qu'un grand nombre de soldats faisaient œuvre de terrassiers, d'autres, en ordre de combat, les couvraient; chaque soir, les uns et les autres retournaientau camp. Les chefs ennemis ne se décidaient toujours pas à risquer leurs armées dans une véritable bataille ; ils se contentaient d'engager dans des escarmouches des troupes très mobiles, cavaliers et fantassins'. Un soir, cependant, ils lancèrent toute leur cavalerie et toute leur infanterie légère sur les Gésariens, revenant vers le plateau. Sous ce choc violent et inattendu, les cavaliers, qui fermaient la marche, plièrent d'abord. Mais César se porta à leur secours avec des légionnaires, ce qui leur rendit courage; ils firent volte-face et se jetèrent sur les Numides, qui s'étaient dispersés pour les poursuivre; ils les repoussèrent jusqu'au camp royal et en tuèrent beaucoup. Juba et Labiénus faillirent rester entre leurs mains. La nuit qui tombait et l'épaisse poussière soulevée par le vent ne permirent pas que ce succès devînt une victoire*.

Enfin, César acheva ses lignes, sans doute après un labeur de plusieurs semaines. Il les avait poussées tout près d'Uzitta,

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