‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 122 sur 357 · B. A., LUI · texte numérisé non relu

B. A., LUI

son armée et renvoya en Sicile deux tribuns et trois centurions qui avaient joué un rôle particulièrement fâcheux dans cette rébellion \

Ses forces s'accroissaient d'une autre manière. Des transfuges venaient à lui. Par-dessus ses retranchements, des conversations amicales s'engageaient^; des billets étaient lancés, qui promettaient aux citoyens romains une amnistie et même des récompenses, aux indigènes la garantie de leurs biens : moyen de propagande que Scipion employait aussi, mais sans succès, car il ne faisait aucune promesse et se contentait d'exhorter les Césariens à délivrer le peuple et le Sénat'.

A ceux qui voulaient déserter, il était assez facile de franchir les lignes traversant la plaine et de se trouver aussitôt en sûreté \ C'est ce que firent des cavaliers germains et gaulois qui avaient jadis servi sous Curion^; surtout des Gétules, dont les uns avaient été incorporés dans des légions pompéiennes®, et d'autres dans la cavalerie royale. Ceux-ci, profitant d'une occasion favorable et conduits par leurs chefs, passèrent de nuit dans le camp voisin d'Uzitta; avec leurs valets, ils étaient près de millet

On a vu* que d'autres déserteurs gétules avaient été renvoyés chez eux, afin de préparer un soulèvement contre Juba. Cette révolte éclata et, pour protéger ses Etats contre les rebelles, le roi dut détacher de son armée six cohortes ^

L'heure de l'assaut d'Uzitta paraissait être venue. Scipion, Labiénus et Juba comprirent qu'ils ne devaient pas permettre à

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