V. supra, p. 108, n
0. Atlas archéol. de la Tunisie, f° Mahdia, n" 41. Veith, carte 20.
6. La distance de 16 milles, indiquée dans le Bellum Africum entre Thapsus et le camp de César près d'Aggar, pourrait convenir, non seulement à un lieu voisin de Ksour es Saf, mais encore à Sidi Dekril, ruines situées à 10 kilomètres au Nord-Ouest de Ksour es Saf {v. infra, p. 111, n. 6), et aussi à Sidi Neja, bourg qui est au Sud-Ouest du lac de Moknine et à l'Ouest de l'entrée de l'isthme par lequel César se rendit devant Thapsus; près de Sidi Neja, il y a des ruines
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Sud-Est de ce lieu, était le port de Sullecthi; plus loin, à environ 25 kilomètres, celui d'Acliolla, ville que des troupes de César occupaient et avec laquelle il pouvait communiquer librement.
Comme on va le voir, l'hypothèse de Veith éclaire tous les détails topographiques que nous trouvons dans le récit de la campagne d'Aggar, avec cette réserve que les copistes ont pu altérer certaines indications numérales.
La longue marche de César vers Aggar ne fut pas inquiétée par les alliés, quoique l'incendie de son camp leur eût évidemment fait connaître son départ*. Il s'établit près de la ville, dans la plaine ^ Puis^ il alla chercher des vivres aux environs. Il recueillit beaucoup d'orge, d'huile, de vin, de figues, mais peu de blé*.
Scipion l'avait suivi avec toutes ses forces, en passant par le plateau qui domine à l'Est la plaine d'Uzitta. Il s'arrêta « à six milles du camp de César » et répartit les siens en trois camps, séparés les uns des autres ° : l'un occupé par lui-même,.
antiques (Allas archéol. de la Tunisie, f Moknine, n" 50). Mais oq ne peut pas identifier Aggar avec Sidi Dekril, puisque^ au Nord-Ouest de ce lieu, on ne retrouve pas la vaste plaine qui s'étendait au Nord-Ouest d'.4.ggar; ni avec Sidi Neja, qui n'est distante que de 16 kilom. du camp césarien dominant Uzitta et qui ne répond pas à d'autres données du problème. Il faudrait, en effet, supposer que les camps de Scipion, situés sur le bord de la plaine d'Aggar, à sept milles du camp de César, étaient à l'Ouest de Moknine, au delà de la plaine qui existe au Nord de Sidi Neja, et, puisque César, venant d'Aggar, dépassa ces camps pour aller attaquer deux légions enuemies, qui réquisitionnaient des vivres auprès de Zêta, il faudrait chercher Zêta sur le plateau entre Uzitta et Leptis, dans une région que le dictateur avait occupée pendant dix semaines et épuisée. En outre, si Scipion avait eu ses camps du côté de Moknine, il se serait porté au secours de Thapsus, non pas en suivant César, qui avait passé par l'isthme s'étendant à l'Est du lac de Moknine, mais en prenant le chemin beaucoup moins long qui s'ouvrait pour lui au Nord du ac.
1. Ce que ne dit pas l'auteur du Bellum Africain. Il semble môme croire que Scipion connut ce départ d'une autre manière (LXVII, 3).
2. B. A., LXVII, 1-2 : « ... pervenit ad oppidum Aggar... Ibi in campo castrisunis positis... • Probablement à l'Ouest d'Aggar, « à six milles • (B. A., LXVII, 3), — ou davantage : v. iiifra, p. 111, — des hauteurs où Scipion établit ses camps.