Voir B. A., LXXVI
des vivandiers. Puis il se rapproche des légions, car il est enhardi par ce succès et pense que les soldats, fatigués par les fardeaux dont ils sont chargés, seront incapables de lui résister. Mais César a pris ses précautions : dans chaque légion, 300 hommes ont été dispensés de porter des bagages et sont tout prêts à combattre. Il les envoie appuyer ses cavaliers contre la cavalerie de Labiénus; ce dernier s'enfuit, non sans avoir subi des pertes en morts et en blessés. Cependant, tandis que l'armée reprend sa marche, il ne cesse de la suivre sur la droite, par les hauteurs *.
César arrive devant Sarsura et, sous les yeux des ennemis, qui n'osent pas intervenir, il prend la ville, courageusement défendue. Il massacre 1^ garnison et distribue à son armée le blé qu'il trouve^.
Le 24 mars, il est devant Thysdrus (El Djem), après une marche de 17 kilomètres. Cette ville, où se trouvent de grands approvisionnements de blé, a fait auparavant des offres ,de soumission au dictateur et lui a demandé une garnison, qu'il n'a pas pu lui envoyer ^ Venu d'Hadrumète, le chef pompéien Considius l'a occupée depuis peu, avec des troupes assez nombreuses et une cohorte de gladiateurs qu'il a formée; les habitants l'ont^ autant qu'il semble, bien accueilli*. César reconnaît les lieux et, vu le manque d'eau, renonce à assiéger la place. Il repart aussitôt et va campera des sources situées à une distance de quatre milles '\ c'est-à-dire à Bir el Aïoun, à six kilomètres au Nord d'El Djem^ « De là, le quatrième jour, il revint au camp qu'il avait établi près d'Aggar'. » Si cela est