Ibid. Voir aussi Dion, XLUI
marécageux que son aile gauche avait à traverser du côté du lac '. A une partie des navires qui stationnaient devant Thapsus et en faisaient le blocus, il ordonna de se rendre derrière Scipion, en se tenant le plus près possible de la côte. Les équipages, quand ils seraient avertis par un signal, pousseraient de grands cris, afin d'effrayer les Pompéiens et de les forcer à s'inquiéter de leurs derrières ^
Scipion avait pris des mesures pour protéger contre une attaque éventuelle les hommes qui travaillaient au camp ^ Il avait rangé le reste de son armée en ordre de bataille, à travers l'isthme : aux deux ailes étaient placés les éléphants*, ceux de l'aile gauche en avant du camp^; par derrière ces animaux, il y avait de l'infanterie*^, sans doute de l'infanterie légère, car les légions devaient être au centre. Des cavaliers indigènes soutenaient les éléphants'', au delà desquels ils avaient probablement pris place, aux extrémités de la formation de combat.
César disposa ses légions sur une triple ligne : à droite, la X^ et la IX*", à gauche, la XIIP et la XIY*" ^, toutes les quatre composées de vétérans. Il avait emmené aussi des recrues ^, peut-être une ou deux légions", qu'il dut mettre au milieu",
1. Plutarque, César, 53 : » César franchit avec une rapidité prodigieuse des terrains marécageux et presque impraticables. » C'était seulement à proximité du lac qu'il y avait de ces terrains.