‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 187 sur 357 · V. infra, p · texte numérisé non relu

V. infra, p

6. Pline l'Ancien, V, 21 et 22. Ptolémée, IV, 2, 1 et 3, p. 592 et 601, édit. Muller. Conf. Gsell, Atlas archéol. de V Algérie, P 8 (Philippeville), notice au n° 5.

Bocchus. Nous verrons' qu'en 44, Bocchus fut expulsé de sa conquête par Arabion, mais il est à croire qu'il la recouvra tout entière après la mort du fils de Masinissa, en 40 : par conséquent, le fleuve Ampsaga devait être sa frontière dès l'année 46, commeil le fut dans les dernières années de son règne.

Allié lui aussi de César, le roi de la Maurétanie occidentale, Bogud, n'avait pas eu à intervenir dans la guerre d'Afrique'. Mais quand, quelques mois après, le dictateur alla combattre les Pompéiens en Espagne, il le rejoignit avec des troupes nombreuses\ Dans la journée de Munda, il se jeta sur le camp ennemi et contraignit ainsi Labiénus à quitter le champ de bataille pour défendre ce camp : ce qui assura la victoire à César*.

Quoi qu'en dise Dion Cassius^ il n'y a pas lieu d'admettre que Bocchus ait envoyé ses fils à l'armée de Gnseus Pompée : un tel acte d'ingratitude envers César eût été insensé et lui eût certainement coûté son royaume. Dion a commis une confusion^ C'est Arabion, l'ennemi de Bocchus, qui se trouvait du côté des Pompéiens^; quant aux fils de Bocchus, s'ils allèrent vraiment en Espagne, ils durent se mettre, comme Bogud, sous les ordres du dictateur.

César accorda à Sitlius le reste du royaume de Masinissa* et, en plus, la partie occidentale du royaume de Juba, avec Cirta, la vieille capitale numide'. C'était une récompense des services rendus; c'était aussi un moyen d'écarter le royaume de Maurétanie du voisinage immédiat de la province créée

2. Pour l'échec de Gnœus Pompée devant Ascurum, qui aurait été dans le royaum(i de Bonud, i'. supra, p. 43-46.

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