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licencia les plus vieux de ses soldats, pour n'avoir pas à craindre d'eux une nouvelle révolte. Si cela est exact, nous pouvons supposer* qu'une partie de ces vétérans furent établis dans le pays où ils reçurent leur congé.
La plus importante des colonies césariennes d'Afrique fut Carlhage^ Appien' raconte que le dictateur, ayant campé auprès des ruines de l'illustre cité, vit en songe une grande armée en pleurs et qu'aussitôt réveillé, il écrivit sur ses tablettes : « Coloniser Garthage ». Cela ressemble fort à une légende. César, qui ne campa sans doute jamais à proximité du sol maudit \ put s'y rendre lors de son séjour à Ulique. Mais il n'eut pas besoin de visions pour comprendre qu'une grande ville s'élèverait de nouveau dans ce site privilégié, dès que la sentence de mort aurait été abolie ; héritier des Gracques et vainqueur de la noblesse, il lui appartenait de réaliser un projet que C. Gracchus avait conçu et que les ennemis du tribun avaient réduit à néant.
Il prit donc, à la fin de sa vie% toutes les mesures nécessaires pour que Carthage fût restaurée % comme Corinthe, anéantie presque en même temps qu'elle^ C'est à lui qu'on attribua la fondation de la nouvelle Carthage^, quoique la mort l'eût surpris avant que sa décision eût été exécutée.