‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 222 sur 357 · Dion, XLVUI · texte numérisé non relu

Dion, XLVUI

L'AFRIQUE DE t4 A 27 AVANT J.-C. 187

ment, les républicains le suspectaient. Peut-être même le Sénat avait-il voulu lui donner un successeur : décision qui n'aurait pas été suivie d'effet*. Mais il lui enleva ses légions, formées de vieux soldats de César ^. L'une d'elles, nous l'avons dit, échut à Cornificius. Les deux autres furent appelées en Italie', pour participer à la guerre contre Antoine*. Dès la fin du mois de mai 43, on les attendait ^ Sextius mit-il peu d'empressement à les envoyer? Quand elles débarquèrent. Octave, ayant rompu avec le parti républicain, était en marche sur Rome. Au lieu de le combattre, elles se joignirent à lui ® et, le 19 août, l'héritier de César devenait consul.

Trois mois après, le 27 novembre, une loi conférait à Octave, Antoine et Lépide le titre de iriumviri rei publicae constituendae et les rendait maîtres de l'Etat pour une période de cinq ans, jusqu'au 31 décembre 38. Dans le partage qui se fit entre eux. Octave reçut, outre la Sicile et la Sardaigne, les deux provinces d'Afrique ^ T. Sextius se mit avec empressement sous les ordres de celui qui était devenu l'associé d'Antoine*. Mais Cornificius refusa d'être le serviteur des triumvirs'. Il donna

1. Dans une lettre adressée en mars 43 à Hirtius et à Octave, Antoine écrivait (apud Cicéron, Pliilipp., XIII, 15, 30) : « Africam commisistis Varo bis capto • [peutêtre Sex. Quintilius Varus]. Il s'agit probablement de l'Africa nova, car le Sénat avait tout intérêt à laisser Cornificius dans VAfrica velus. Voir Sternkopf, dans Hermès, XLVII, 1912, p. 401.

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