‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 239 sur 357 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

5. Consularia Conslantinopolitana, dans Mommsen, Chronica minora, I, p. 217 (à ■une date correspondante 28 avant J.-C.) : « Gartago libeitatem a populo Romano recepit. » Conf. Consularia Italica, ibid., p. 276 (avec l'indication du jour, les ides de juillet). Voir à ce sujet Barthel, Zur Geschichte, p. 19-20; Dessau, dans Hernies, XLIX, 1914, p. 509).

6. Muller, Numism., II, p. 149, n"' 319, 320 [si, dans ces monnaies, les leUres KAR se rapportent bien à Carthage : cela vient d'être contesté par 51. Âlbizzati, qui croit qu'il s'agit de Karales (Cagliari), en Sardaigne].

saire aux historiens de tailler dans le passé des divisions nettes, celle-là paraît suffisamment justifiée, pour la province d'Afrique comme pour tout le monde romain.

Que devenait la Maurétanie, tandis que tous ces événements se passaient dans l'Afrique romaine?

Après la mort de César, Bogud, roi de la Maurétanie occidentale, se mit au service de Marc Antoine, comme il s'était mis au service du dictateur. En mai 43, Antoine avait dans sou armée des cavaliers maures', que Bogud avait dû lui envoyer. Au mois de juin de la même année, Cornélius Balbus, questeur de l'Espagne ultérieure, passa dans les États de Bogud (sans omettre d'emporter le fruit de ses rapines) ^ : partisan d'Antoine €t voyant que le gouverneur de la province, Asinius Pollion, hésitait à se jeter dans la guerre civile, il crut agir au mieux de son intérêt en allant retrouver le barbare qui, lui, avait déjà choisi amis et ennemis.

Au temps de la guerre dite de Pérouse, en 41-40, C. Garrinas gouveraait au nom d'Octave l'Espagne ultérieure. Nous lisons dans Appien ' que Lucius Antonius le fit attaquer par Bocchus, roi des Maures. Il y a là certainement une erreur de nom; c'est Bogud qui intervint : de son royaume, il lui était aisé de passer dans la péninsule et d'y donner des preuves de son attachement à Antoine.

En 38, nouvelle expédition de Bogud en Espagne. L'entreprit-il de son propre mouvement? ou y fut-il poussé par son patron? Dion Cassius^ déclare ne pas le savoir. A cette époque, Antoine, tout en désapprouvant la reprise de la guerre contre

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