Dion, XLIX
8. Il avait des flis en 45, si une indication de Dion (XLllI, 36, 1) n'est pas enlifiemenl inexacte : v. supra, p. 157.
l'ignorons. En tout cas, Octave décida de leur sort. Il ne donna pas, du moins à cette époque, un successeur au roi défunl. Mais, quoi qu'en dise Dion Gassius*, il ne convertit pas le royaume en province. Dans un passage déjà cité^ d'un écrit officiel, rédigé par lui-même, il ne mentionne pas la Mauretania parmi les provinces d'Occident qui lui obéissaient en 32 avant J.-C. Dion^ ne la mentionne pas non plus parmi les provinces qui existaient en Tannée 27.
Elle était pourtant soumise à l'autorité d'Octave : ce qu'attestent Dion^ et peut-être aussi des monnaies africaines au nom de Y Imperalor Caesai% qui paraissent avoir eu cours alors dans le pays". Comment cette autorité s'exerçait-elle ? Par deux préfets, choisis dans l'ordre des chevaliers, l'un résidant dans l'ancien royaume de Bocchus, l'autre dans celui de Bogud? C'est là une simple hypothèse : tout renseignement nous manque à ce sujet.
Octave fonda en Maurétanie une douzaine de colonies, qu'il ne mentionne pas dans le compte-rendu officiel de son règne ", sans doute parce qu'il ne les avait pas établies dans une véritable province. Nous les connaissons par quelques inscriptions et surtout par Pline l'Ancien, qui a puisé ses informations dans un ou deux documents administratifs ^