AvtI Tf,; Tra-rpma; àp'/v
lui donna aussi les royaumes de Bocchus et de Bogud. De son côté, Strabon ' affirme qu'Auguste octroya à Juba les royaumes de Bogud et de Bocchus, outre le royaume de son père ^
Mais ces textes n'autorisent pas les conclusions qu'on en a tirées. Il est, en effet, certain que Juba ne fut pas roi avant 25, année où il reçut les Maurétanies, car c'est, nous le verrons, à partir de cette date qu'il compta ses années de règ•ne^ Aurait-il donc été envoyé par Auguste en Afrique, non pas comme roi, mais comme fonctionnaire, — il eût pu l'être, étant citoyen romain, — comme préfet d'une partie de la contrée qui avait été le royaume de son père*? Cette hypothèse^ ne paraît pas plus admissible que celle d'une véritable royauté. L'empereur ne pouvait placer sous l'autorité de Juba la région qu'avaient reçue Sittius et ses compagnons, qui était devenue le vaste territoire d'une colonie romaine, Cirta, et avait été rattachée à la province voisine. Entre ce territoire et la vieille province d'Afrique, la province à'Africa nova, formée en 46, avait d'abord eu ses gouverneurs, d'ordre sénatorial, puis elle avait été jointe à VAfrica vêtus. Elle n'en fut pas détachée en faveur de Juba : en l'an 27, lors de la répartition des provinces entre l'empereur et le Sénat, elle fut attribuée au Sénat, comme l'autre Afrique % avec laquelle elle se fondit définitivement. On s'est demandé '' si Juba n'avait pas reçu le pays situé à l'Ouest du territoire des