MùUer, Numism., III, p. 115 et
frapper des types créés l'année précédente), XLIII et XLYP, Si nous adoptons les concordances G-7, 7-8, 18-19, 21-22 après J.-C, nous pouvons mettre ces monnaies en rapport avec des guerres africaines qui furent livrées en 6, puis entre 17 et 22^ et auxquelles la participation de Juba est certaine ou très probable.
Des deux royaumes accordés à Juba par Auguste et réunis auparavant, pendant quelques années (de 38 à 33), sous la main de Bocchus^, on sait que l'un, celui de Bogud, s'étendait sur le Nord du Maroc, atteignant au Nord-Est l'embouchure la Mulucha' (la Moulouia); que celui de Bocchus était compris entre la Mulucha et l'Ampsaga *, qui se jette dans la mer au Nord-Ouest de Constantine. L'embouchure de l'Ampsaga forma donc à l'Est la frontière des Etats de Juba, et c'est là, en effet, que la carte d' Agrippa, dressée au temps de ce roi, marquait l'extrémité orientale de la Maurétanie^ Cependant Strabon*^" indique que la limite entre la contrée soumise à. Juba et celle qui appartenait aux Romains était au porf de Salda, aujourd'hui Bougie. Il y a là une erreur. Entre Saldas et l'Ampsaga, se trouvait Igilgili (Djidjeli), colonie fondée en Maurétanie par Octave après la mort de Bocchus ^ et ensuite enclavée dans le royaume de Juba et de Ptolémée, puisque, plus tard, on y faisait usage d'une ère qui, comme dans le reste de la JMaurétanie, avait pour point de départ l'annexion du royaume à