‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 275 sur 357 · Voir t. II, p · texte numérisé non relu

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7. Solin, XXV, 16 : « Bocchi prius regia ». Conf. ici, t. V, p. 248-9; t. VI, p. 273.

9. Elle est mentionnée sous ses deux noms par Ptolémée, I, 15, 2 (p. 39, édit. Millier); IV, 2, 2 (p. 596); IV, 2, 8 (p. 612). Mais le nom d'Iol tomba en désuétude.

10. Des monnaies de Juba montrent une tête de femme tourelée, avec l'inscription Caesarca : Mùller, p. 105, n" 50, et p. 107, n" 72; Rev. numism., 1908, p. 353, n" 21 (pi. XIII, (Ig. 18). Même têle lourelée, mais sans légende : Rev. num., l. c, p. 355, n" 34 (pi. XllI, fig. 25) et 35.

H. Pomponius Mêla, I, 30 : « loi ad mare aliquando ignobilis, nunc quia lubae regia fuit et quod Caesarea vocitalur inlusiris. »

12. Sur le site de Cherchel, voir Louis Bertrand, Le Jardin de la Mort, p. 160 et -suiv. ; Gsell, Promenades archéol., p. 7-8.

!es deux parties du Tell de l'Algérie, l'une, à l'Est, montagneuse ■et boisée, l'autre, à l'Ouest, pourvue de larges plaines, voisines de la Méditerranée, la nature a marqué l'emplacement d'une •capitale* : la Caesarea de 3 uha. et des Romains, l'Alger des Turcs <et des Français. Vers l'intérieur, s'ouvre une voie qui conduit à Médéa et au delà. Le site même de Cherchel offre des avantages, que Juba sut apprécier : un climat doux et salubre, rafraîchi en été par la brise qui souffle de la mer sans se heurter à aucun obstacle-; un plateau fertile, bordant le littoral et •dominé par des collines aux lignes harmonieuses, aux pentes propres à la culture de l'olivier et de la vigne; sur place, des calcaires qui fournissent de bons matériaux de construction; à peu de distance, des carrières de marbre et de granit', et les bois des forêts qui couronnaient les montagnes.

Tout près du rivage, une petite île* pouvait servir de briselames à un port : c'est là qu'avait été l'abri des marins phéniciens et que fut plus tard le port de guerre des Romains. En avant de ce vieux port, un bassin, limité par des môles, servit de port marchand dans les premiers siècles de notre ère ^ Peut-être fut-il créé par Juba. Il est certain, du moins, que le roi s'attacha à développer le commerce maritime de Csesarea. Les dauphins, les tridents qui sont représentés sur ses monnaies * prouvent qu'il prétendait à une place honorable dans l'empire de Neptune.

C'est sans doute avec l'Espagne, l'Italie, et aussi la Gaule, que Césarée faisait le plus de trafic. Dans la péninsule ibérique,

1. Voir E.-F. Gautier, Structure de l'Algérie, p. 149 et suiv. Gonf. ici, t. V, p. 280.

2. Tandis qu'ailleurs, à Alger et à Bougie par exemple, elle est arrêtée par des montagnes.

3. Gsell, Atlas archéol. de l'Algérie, f 4 (Cherchel), n"' 10 et 27.

4. Strabon, XVII, 3, 12. Gonf. Ptolémée, IV, 2, 8 (p. 612, édit. Mûller).

5. Sur ces deux ports, voir Gagnât, L'armée romaine d'Afrique, 2« édit., p. 280-3 €t planche; Gsell, Promenades, p. 79-80.

6. MuUer, p. 103-4, n»' 29-30. Rev. numism., 1908, p. 356-8, n"' 43, 46. 59, 60, 62, 63; pi. XIII, flg. 38,39, 40. — Tête de femme, couverte d'une dépouille de dauphin, sculpture en marbre trouvée à Cherchel : Gauckler, Musée de Cherchel,. pi. VIII, flg. 5.

les marchandises qui venaient de Maurétanie ou y étaient transportées, devaient surtout passer par Gadès,Malaca *, Carthagène et Tarragone ^ : si Gadès et Carthagène prièrent Juba d'accepter pour un an leur plus haute magistrature municipale *, si Carthagène élut aussi duumvir le jeune Ptolémée, du vivant de son père % il est à croire que ces hommages ne furent pas- tout à fait désintéressés. Les monnaies de Gadès, de Carthagène, des Baléares, qui ne sont pas rares en Algérie, ont pu être apportées, pour une bonne part, aux derniers temps du royaume de Maurétanie, comme les monnaies africaines qu'on rencontre souvent en Espagne ^ Nous n'avons pas de preuves plus précises de ces relations commerciales, à part quelques saumons de plomb, trouvés dans le port de Cherchel : ils sont d'origine espagnole et datent des environs de notre ère \

Le cominerce avec l'Italie et la Gaule est attesté par d'abondants tessons exhumés à Cherchel ^ Ce sont surtout des débris de vases rouges, dits arrétins ^, couverts d'un vernis très brillant, lisses ou ornés d'images moulées en relief, pourvus de marques de fabrique. Cette industrie, qui eut pour centre Arrétium (Arezzo en Toscane), dura approximativement de 40 avant J.-C. à 60 après. D'autres fabriques, établies à l'époque d'Auguste en Campanie, paraissent avoir aussi importé quelques-uns de leurs produits à (^ésarée'". Des poteries analogues furent faites en Gaule, dans le pays des Rutènes (Rouergue), en particulier à

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