‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 333 sur 357 · Inscr. Graec. ad res Roman, pertin., III · texte numérisé non relu

Inscr. Graec. ad res Roman, pertin., III

pourquoi. Il reçut des honneurs à Rome : des têtes qui avaient appartenu à des statues du souverain maure y ont été recueillies*.

Gaïus César, plus connu sous le sobriquet de Caligula, qui parvint à l'Empire en 37 de notre ère, descendait de Marc Antoine le triumvir, comme le fils de Cléopâtre Séléné*. Il eut d'abord des relations amicales avec celui-ci. Il daignait même, en bon camarade, l'associer à ses bouffonneries. Un chevalier troublant un spectacle par de bruyantes manifestations, Caligula lui dépêcha un centurion pour lui ordonner d'aller sans retard à Ostie, de s'y embarquer et de porter à Ptolémée une lettre cachetée, où le roi trouva ces mots : « Ne fais ni bien ni mal à celui que je t'envoie '. »

Il était aussi facile que funeste de se brouiller avec ce fou, armé de la toute-puissance. Ptolémée en fit l'épreuve. Appelé auprès de son cousin, il fut très bien accueilli. Mais un jour que Caligula donnait un spectacle, le Maure, à son entrée, attira tous les regards par l'éclat de son manteau de pourpre*. Gaïus en devint furieux de jalousie, d'autant plus que la pourpre était un vêtement d'apparat réservé à l'empereur ^ Une prompte mort suivit ce crime ^ Nous ne savons pas comment périt Ptolémée : une phrase obscure de Sénèque' permet de supposer qu'après l'avoir fait arrêter, Gaïus l'envoya en exil, mais donna l'ordre de le tuer.

Cela se passa en 40 après J.-C, sous le troisième consulat

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