‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 336 sur 357 · Dion, LIX · texte numérisé non relu

Dion, LIX

8. C. /. L., VIII, 21096: « Ti. Claudius Thalamas Ptolem(aeanus) »; cet affranchi de Claude avait donc appartenu au roi Ptolémée. Ibid., 9345 : mentions d'un Ti. Claudius Zena et d'un Ti. Claudius Chresimus, qui avaient dû être auparavan des esclaves royaux, eu égard au lieu où l'inscription a été trouvée.

GsELL. — Afrique du Nord. VIII. 19

Quoi qu'en dise Pline l'Ancien', c'est seulement en 42, sous Claude, que fut faite la division de la Maurétanie en deux provinces ^, répondant aux royaumes de Bocchus et de Bogud '. Auparavant, il fallut combattre des insurrections, qui éclatèrent aussitôt après le meurtre de Ptolémée, du vivant même de Galigula, assassiné le 24 janvier 41.

Il est fort possible que, comme Suétone et Dion Cassius le disent, Gaïus ait tué son cousin par jalousie et par cupidité. M.iis des réflexions faites dans des heures lucides, ou plutôt des conseils discrètement donnés purent aussi le convaincre qu'il était temps, après soixante-cinq ans, de substituer au protectorat la domination directe.

De même que, quelques années plus tard, Claude entreprit la conquête de l'île britannique pour couvrir la Gaule, de même la possession de la Maurétanie devait être une garantie de sécurité pour le Sud-Ouest de l'Europe : en face de la riche Bétique, les côtes africaines offraient des abris trop commodes à la piraterie, et l'on se souvenait sans doute encore que, quatre fois, Bogud avait passé la mer pour aller guerroyer en Espagne. Dans la Maurétanie même, il y avait des colonies, qui souhaitaient certainement faire enfin partie d'une province. On avait constaté, sous Auguste et sous Tibère, que Juba et Ptolémée n'avaient pas pu empêcher des pillards, qui étaient leurs sujets, de troubler la paix jusqu'en plein territoire romain. 11 convenait qu'un gouvernement plus fort se fît mieux respecter par des barbares turbulents.

Cependant le règne de Juba et peut-être ^aussi celui de Ptolémée n'avaient pas été, d'une manière générale, défavorables à la Maurétanie, dont la valeur économique s'était accrue ;

1. V, 2 : • Mauretaniae ... usque ad C. Caesarera Germauici filiura régna, saevitia eius in duas divisae provincias. •

2. Dion, LX, 9, 5. Conf. Aurélius Victor, Caet., IV, 2; Epit. de Caesaribus, IV, 4.

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