‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 36 sur 357 · Lucain, IX · texte numérisé non relu

Lucain, IX

7. Par mer, dit Plutarque (L c). Mais on voit par Lucain (IX, 119, 121, 148, 174 qu'à Paliure, Caton campait sur le rivage.

8. Lucain, IX, 42 (par confusion, il fait intervenir ici Palinurus, le pilote d'Énée). Pour l'emplacement de Paliure, voir Miiller, Geogr. Gr. min., I, note à la p. 443.

9. Lucain (qui se sert de Tite-Live), IX, 45 et suiv., 119 et suiv. Voir aussi Plutarqu9, Caton, 36. Dion (XLII, 13, 3) dit à tort que Caton et ses compagnonsapprirent la mort de Pompée à Cyrène.

vaisseaux ; il persuada les uns de renoncer à ce dessein et laissa partir les autres'.

La marche vers l'Orient était désormais sans objet. On revint vers l'Ouest. Cyrène refusa de recevoir Labiénus, envoyé en avant, mais elle ouvrit ses portes à Caton-. Le seul parti à prendre avait sans doute été pris dès qu'on avait su, à Paliure, la mort de Pompée : gagner la province d'Afrique, refuge et citadelle des républicains; la nouvelle que Métellus Scipion s'y trouvait^ ne pouvait que fortifier cette résolution.

Caton voulut d'abord s'y rendre par mer. Mais une de ces tempêtes qui sont fréquentes en Méditerranée au temps de l'équinoxe d'automne, — on devait être vers la fin de novembre du calendrier officiel, c'est-à-dire vers la fin de septembre du calendrier julien, — s'abattit sur la flotte et la contraignit à se réfugier dans le port de Bérénice (aujourd'hui Bengazi)*. Caton la laissa en ce lieu, sous le commandement de Gnœus Pompée \

Avec ses troupes (environ 10 000 hommes^), il prit la voie de terre, longue, pénible, que, deux siècles et demi plus tôt, le tyran de Cyrène Ophelas avait parcourue pour rejoindre Agathocle^ Ophelas n'avait pas craint de faire cette route en plein été, à travers les sables brûlants; les Pompéiens la firent en automne et furent probablement moins accablés par la chaleur. Ils éprouvèrent pourtant bien des fatigues et des souffrances ^

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