Voir t. III, p
8. « Serpens, sitis, ardor, arenae » : Lucain (IX, 402) résume ainsi les maux que l'armée eut à subir.
Les sources et les puits étaient rares sur le trajet et d'un faible débit : pour ne pas les épuiser d'un coup, l'armée fut répartie en plusieurs corps, qui se suivaient par échelons ^ Des ânes très nombreux avaient été réunis pour porter des provisions d'eau-. On s'était aussi procuré des Psylles, indigènes habiles à charmer les serpents et à guérir, en suçant le venin, les victimes de leurs morsures ^ Caton s'avançait à pied, précédant tous les autres ^ Aux sources, il buvait le dernier, quand il y avait encore à boire'; un jour, il repoussa un casque qu'on lui tendait, rempli avec peine à un mince filet d'eau ^
Lucain, brodant des ornements sur le récit de Tite-Live', a longuement décritj^des épisodes de cette marche^ : un siroco très violent, avec des tourbillons de sable; une visite à un des sanctuaires d'Ammon qui s'élevaient dans la région syrtique'^ et que le poète confond, volontairement ou non, avec le fameux temple de l'oasis d'Ammon, situé entre la Cyrénaïque et l'Egypte.
Au bout de trente jours '", on arriva à Leptis, entre les deux Syrtes. On y reçut bon accueil et on put y prendre un repos