Verrines, Act. II, m
que ces Libyens étaient devenus phéniciens par la langue et par les mœurs*.
Ils avaient, en effet, accueilli très largement la civilisation punique. Peut-être avaient-ils déjà abandonné leur langue maternelle"; au premier siècle avant et au premier siècle après notre ère, elle n'apparaît plus chez eux que dans des noms propres % transmis par héritage familial, mais qui, avec le temps, se font plus rares. La plupart des noms sont, au contraire, puniques, non seulement sur le littoral, mais aussi à l'intérieur des terres. La langue punique devait être répandue partout. C'est à l'époque que nous étudions qu'appartiennent, pour une bonne part, les inscriptions, peintes sur des urnes funéraires, d'Hadrumète^ et d'un lieu voisin, Akouda\ De même, sans doute, des inscriptions sur pierre qui offrent un type d'écriture intermédiaire entre les écritures punique et néopunique "^ : on en a retrouvé à Bir bou Rekba, près d'Hammamet ' ; à El Kenissia, près de Sousse"; à Henchir Aouin, près d'Oudna'; cette dernière est peut-être de 91 avant J.-C. '". Des inscriptions plus récentes, en écriture néopunique'', témoignent de la per-