Conf. t. IV, p. 341, n. 4. et p. 342, n
Même en dehors des savants, le grec semble s'être quelque peu répandu dans les ports visités par des commerçants de la Grande Grèce, peut-être aussi de la Cyrénaïque et des pays grecs d'Orient, gens qui parlaient cette langue et n'aimaient guère à en apprendre d'autres ^ Au début de l'Empire, Leptis la Petite frappait des monnaies sur lesquelles elle inscrivait son nom en grec-. Dans leur manie de ramener tout à eux, les Grecs traduisaient volontiers les noms de lieux appartenant à des langues étrangères : par exemple, Makom Hadasht, « Ville neuve » en phénicien, devenait pour eux Nsà-ol?,^ ^ Quelquesunes de ces dénominations grecques furent adoptées par les Romains * et persistèrent sous l'Empire. C'est Hippo Diarrhytus'^ (5t,àppu-o;), ainsi appelée parce qu'elle était traversée par l'émissaire du grand lac de Bizerte^ C'est Neapolis\ dontNabeul, sur le golfe d'Hammamet, a conservé le nom jusqu'à nos jours*. C'est une Megalepolis, située peut-être entre le cap Bon et Carthage, qui est encore mentionnée en pleine époque chrétienne ^
1. Pour l'emploi du grec dans la région des Syrtes, au delà de la province, voir t. VI, p. 117.